Le moniteur
Quatre sites de la région lyonnaise enrichissent l'exposition créée en 2018 à Annecy. - © P Ruault

"Franchir la berge": Lyon crée la version 2.0 de l’expo alpine

Laurent Miguet |  le 31/07/2019  |  UrbanismeCAUERhône

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Paysage
Urbanisme
CAUE
Rhône
Valider

Avec « Franchir la berge » présentée au public du 9 septembre au 21 décembre, le cycle Nature en ville franchit sa troisième et dernière étape à Lyon. Orchestrateur des trois expositions qui déclinent ce thème tout au long de l’année 2019, le Conseil d’Architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) Rhône métropole a emprunté le contenu architectural de la troisième à son homologue de Haute-Savoie. La version 2.0 y ajoute le paysage.

De l’architecture à l’urbanisme, « Franchir la berge » s’est gonflée et métamorphosée en descendant le Rhône. Tout en offrant ses cimaises à son homologue haut-savoyard, créateur de l’exposition en 2018, le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) Rhône-Métropole y ajoute les échos de son propre territoire, à travers quatre sites emblématiques.

Alors que la version présentée à Annecy couvrait l’espace alpin franco-suisse sur la période 1930-2030, le périmètre plus restreint ouvre de nouveaux horizons temporels et thématiques.

Le message de l’Hôtel-Dieu

L’hôtel-Dieu et le Pont au Change symbolisent le message urbain et lyonnais : « Ces deux pièces ont généré le centre-ville. Au XVIIIe siècle, Jacques-Germain Soufflot a donné au Rhône le statut d’une façade », résume Florent Perroud, architecte et photographe missionné par le CAUE pour l’enrichissement local de Franchir la berge.

Le scénographe pouvait d’autant moins passer à côté de cette séquence que l’héritage du XVIIIe siècle trouve un second souffle depuis l’an dernier, avec la reconversion de l’hôtel-Dieu.

hôtel dieu lyon
hôtel dieu lyon - © Florent PERROUD

La façade de l'Hôtel-Dieu symbolise la symbiose entre le fleuve et la ville.

La montée dans l’échelle du temps atteint son sommet à la fin de l’exposition et à l’aval de Lyon : face à Vienne, Franchir la berge accompagne les archéologues qui ont exhumé les vestiges du pont gallo-romain à Saint-Romain en Gal. Découverte lors des fouilles nécessitées par la construction d’un lycée, la ville antique aménagée dans un relief contraint conclut la démonstration locale : deux millénaires d’histoire confirment le lien entre franchissement et développement urbain, sur les rives du Rhône.

Réconciliations post-industrielles

A l’amont de la métropole, deux sites retrouvent ce lien brisé par les révolutions industrielles. Au bord de la Turdine, sous-affluent du Rhône, l’eau a attiré le textile. Après la fermeture des usines, la brasserie Ninkasi et l’agence d’architecture Vurpas Architectes Associés donnent un nouveau souffle à Tarare : le bourg du Beaujolais redécouvre le lit de sa rivière.

A Miribel Jonage, la base de loisirs de 2200 hectares symbolise le grand tournant engagé à la fin du XXe siècle dans l’aménagement et la gestion des eaux : le mariage de l’hydraulique et de l’écologie ressource le territoire dans les anciennes gravières où les grands chantiers lyonnais ont puisé leurs matériaux.

Grand Parc Miribel Jonage.
Grand Parc Miribel Jonage. - © Hubert Canet

La prévention des crues se conjugue avec l'écologie et les loisirs nautiques, au Grand Parc Miribel Jonage.


« L’approche territoriale complète les visions architecturales développées par la première exposition », se réjouit Florent Perroud. L’architecte a rebondi sur les quatre postures déclinées dans la première version de Franchir la berge : contempler, tutoyer, chevaucher, investir. « L’hôtel-Dieu tutoie et le pont au change chevauche le Rhône », insiste-t-il. Avec les 36 œuvres présentées l’an dernier à Annecy, les visiteurs lyonnais retrouveront le sens des quatre verbes relus par les premiers scénographes.

Rebondissements automnaux

Conforté par les partenariats publics et privés – en particulier avec la ville de Lyon, le groupe Eiffage et le musée des Confluences – le CAUE de Rhône Métropole peut espérer drainer un public important autour de l’exposition assortie de plusieurs animations : des ateliers suivront son ouverture lors des journées du patrimoine, et des conférences au musée des confluences accompagneront sa clôture en décembre.

Entre temps, le CAUE prévoit en octobre un événement conclusif de son cycle Nature en ville qui a ponctué l’année 2019, en partenariat avec Paysage Actualités.

Commentaires

"Franchir la berge": Lyon crée la version 2.0 de l’expo alpine

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Date de parution : 06/2018

Voir

AMC n°261 - Spécial Intérieurs 2017

AMC n°261 - Spécial Intérieurs 2017

Date de parution : 07/2017

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur