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Fonds européen d'investissements  stratégiques : quel bilan après six mois ?
Le siège de la Commission européenne à Bruxelles - © © phovoir.fr

Fonds européen d'investissements stratégiques : quel bilan après six mois ?

Hugues Boulet (rédacteur en chef du Moniteur Export) avec Adrien Pouthier |  le 27/01/2016  |  Réglementation

L’outil principal du Plan Juncker est une réussite, selon la Commission européenne qui publie un premier état des lieux.

Non, le Plan Juncker de relance de l’économie européenne par l’investissement privé, annoncé en juillet 2015 par le président de la Commission européenne avant même son élection, n’aura pas été un serpent de mer, malgré les doutes et les critiques qui l’ont accompagné.

Dès juillet 2015, il aura pris une forme concrète : le Fonds européen d'investissements stratégiques (FEIS). Pour mémoire, cet outil est censé « générer 315 milliards d’euros d’investissement dans l’économie réelle » de l’Union européenne (UE) au cours des trois prochaines années en faisant appel au marché privé. Rigueur budgétaire oblige, les fonds apportés par l’Union européenne sont modestes. Elle a mis sur la table 21 milliards d’euros, dont à peine 5 d’argent frais apportés par la Banque européenne d’investissement. Les 16 milliards restant proviennent de fonds déjà inscrits au budget 2014-2020, dont 2,8 venant du "Mécanisme pour l’interconnexion en Europe" (MIE), qui sert notamment à financer le Réseau transeuropéen de transports (RTE-T). Ces 21 milliards de l’UE sont censés permettre un effet multiplicateur de 1 à 15. En clair, 1 euro de budget européen aboutirait à 15 euros injectés – sous forme de fonds propres, prêts ou d’emprunts obligataires – par des investisseurs privés de long terme (fonds d’investissement, de pensions, assureurs, mutuelles…).

Pour inciter le "marché" à intervenir davantage dans des projets de l’UE, deux outils sont mis en place.

Un mécanisme de garantie partielle permet d’abord aux investisseurs privés de ne pas perdre d’argent si l’opération échoue. Ainsi, des projets rentables sur une longue période, mais un peu trop risqués, deviendraient acceptables pour le "marché".
Second outil : une "plate-forme" de préparation des projets mise en place par la Commission qui, ensuite, charge un « comité d’experts indépendants » de les labelliser. Les projets visés doivent être viables économiquement, ne pouvoir se faire [...]

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