L'Actu

Fonds chaleur renouvelable : un dispositif indispensable

Le débat mensuel BIP-Enerpresse a été l’occasion de préciser le principe du fonds chaleur renouvelable géré par l’ademe et de réfléchir aux moyens d’atteindre les objectifs fixés par le Grenelle .

« Il est urgent de mettre en place le fonds chaleur renouvelable », a estimé Jean-Claude Boncorps, le directeur des Affaires publiques de Dalkia. La chaleur renouvelable ne bénéficiant d’aucune obligation ou tarif d’achat, ce dispositif apparaît en effet indispensable, a précisé Nicolas Garnier, délégué général de l’association Amorce.
Quel sera le principe de ce fonds géré par l’Ademe ?
Associer, pour les grands projets, une aide à l’investissement mais
aussi, au cours des 5 premières années, une aide au fonctionnement, a expliqué Jean-Louis Bal, le directeur des énergies renouvelables, des marchés et des réseaux énergétiques de l’agence. Les petits projets, de leur côté, ne bénéficieront que d’une aide à l’investissement. Le
fonds doit contribuer à atteindre les objectifs du Grenelle
de l’Environnement : faire passer la consommation de chaleur renouvelable à environ 10 Mtep en France en 2020. La chaleur renouvelable devrait ainsi représenter la moitié des 20 Mtep d’ENR supplémentaires que la France devra consommer en 2020. Pour tenir cet objectif, 2,2 Mtep devraient être obtenus dans l’habitat individuel
grâce au crédit d’impôt, 2,5 Mtep via des appels d’offres biomasse électricité et 5,47 Mtep via le fonds chaleur, a précisé Jean-Louis Bal.

Réseaux de chaleur
Globalement, la part des ENR et de la récupération de chaleur dans l’approvisionnement des réseaux de chaleur devrait passer de 26% à 50% d’ici à 2020, a confirmé J-C. Boncorps. Tous types de sources
d’énergie confondus, le Grenelle a fixé un objectif d’augmentation
de 50%, d’ici à 2020, de la distribution de chaleur par réseaux. Il reste de la place pour des énergies non renouvelables, d’autant que leur utilisation est parfois plus pertinente. Des cogénérations gaz peuvent être plus performantes que des pompes à chaleur, a rappelé Nicolas Garnier. Et le délégué général d’Amorce de souligner le potentiel énergétique « fabuleux » offert par les déchets, comparable à celui du bois. De quoi démontrer, là encore, le potentiel de développement des réseaux de chaleur. Actuellement au nombre de 425 dans l’Hexagone, ces réseaux ont une capacité installée de 17,5 GWth et de 1 500 MWe dans le cadre des cogénérations.

Enerpresse

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