En direct

Fondations Le «soil crete» au secours d'un musée

Laurent Miguet |  le 07/03/1997  |  RénovationGros œuvreCultureEuropeProfession

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Rénovation
Gros œuvre
Culture
Europe
Profession
Architecture
Travaux publics
Valider

Sommaire du dossier

  1. SOMMAIRE - 4867 - REHABILITATION
  2. Panne historique du moteur principal du bâtiment
  3. Climatisation Un «plafond rayonnant froid» pour une tour de bureaux
  4. Structure Un entrepôt transformé en logements
  5. Structure Renforcement de poutres et de poteaux
  6. Structure Rehausse de bureaux par pieux battus
  7. Structure Surélévation de bâtiments HLM
  8. Fondations Le «soil crete» au secours d'un musée
  9. Electricité Sécurité pour la salle des marchés du Crédit lyonnais
  10. Sols textile Décor personnalisé
  11. Bétons Un chantier très diffus
  12. Aménagement intérieur Un bâtiment militaire devient musée
  13. Démarche séquentielle : nouvelle distribution des cartes
  14. Un pont roulant provisoire pour acheminer des balcons
  15. Isolation par l'extérieur pour rénover des logements
  16. Une vêture avec enduit mince sur isolant
  17. Des échanges informatisés pour une opération HLM
  18. Un faux plafond à grandes trames
  19. Mise en sécurité des installations électriques
  20. Des règles de sécurité à respecter
  21. Organisation : la réhabilitation d'une copropriété complexe
  22. Rénover les terrasses en aidant à la gestion de l'eau
  23. Réfection de sol sans décapage mécanique
  24. Sommaire dossier
  25. Une croissance sans enthousiasme
  26. REHABILITATION Les aides dans le parc privé
  27. Façade Restauration à l'identique de la « Maison radieuse »
  28. Transformation d'une usine en collège
  29. Création d'un étage léger pour un cinéma converti en hôtel
  30. Reprise en sous-oeuvre sur deux niveaux de sous-sol
  31. Le Grand-Quevilly : six tours de quinze étages des années 70 totalement «relookées »
  32. INFORMATIQUE Un outil d'évaluation pour la réhabilitation
  33. Un hôtel trois étoiles climatisé au gaz
  34. Protections d'urgence provisoires contre le saturnisme
  35. Remplacer les canalisations en plomb
  36. Reconstruire à l'identique un moulin brûlé
  37. Mise en sécurité électrique pour des immeubles HLM
  38. REHABILITATION La mise en sécurité des installations électriques
  39. Des solutions pour renforcer les structures existantes
  40. LOUIS-MARIE MICHON, ingénieur principal de l'entreprise Pradeau & Morin (Fougerolle) « Il faut identifier les descentes de charges »
  41. JEROME STUBLER, directeur technique du groupe Freyssinet « Nous sommes des dermatologues du béton»
  42. PETER TERRELL, gérant de l'ingénierie Terrell Rooke Associés « Il faut maîtriser les déformations »
  43. Des fibres de carbone pour renforcer les structures
  44. Renforcement d'un plancher en site occupé
  45. Transformation d'un hangar en béton armé
  46. Un plancher en bois composite
  47. Des planchers mixtes connectés
  48. Les bacs collaborants acier-béton
  49. Menuiserie Escalier repliable
  50. Vichy Centre de séjour
  51. Transformations à petits prix
  52. Détection précoce de la corrosion
  53. Un connecteur de planchers mixtes bois béton
  54. Sauvegarder les premiers ouvrages en béton
  55. Les architectes à l'honneur
  56. « Un contexte porteur pour la qualité architecturale des réhabilitations »
  57. NIMES Place des Esclafidous
  58. PARIS-20e Rues Alexandre- Dumas et de Terre-Neuve
  59. AULNAY-SOUS-BOIS Cité des Merisiers
  60. PARIS-16e Rue Félicien-David
  61. LE BLANC-MESNIL Cité du 212
  62. TOULOUSE Cité universitaire Daniel-Faucher
  63. BAYONNE Rues d'Espagne et Lagréou
  64. PARIS-19e Rue de Crimée

-Variante du jet grouting, le soil crete s'avère mieux adapté à une reprise délicate en sous-oeuvre. -Le manque de place milite aussi pour cette solution.

« Le jet grouting classique pousse le terrain, ce qui entraîne des risques d'expansion. Au contraire, le soil crete, variante de la même technique, travaille par découpe. » Selon Christian Ernst, responsable du jet grouting à Keller France, cette caractéristique contribue à expliquer le choix du soil crete pour la reprise en sous-oeuvre du pavillon du XVIIIe siècle, dans le cadre de la réhabilitation et de l'extension du musée des Beaux-Arts de Nancy. Deux autres facteurs ont pesé dans la décision : le jet grouting classique travaille sur des hauteurs maximales de 1 m, alors que les cinquante-huit colonnes de fondation à reconstituer à Nancy mesurent 2,50 à 3 m de haut ; la découpe permet de travailler aussi bien sur des angles de 360° que sur des demi-cercles ou des quarts de cercle. La ville de Nancy, maître d'ouvrage, s'est laissé convaincre entre Noël 1996 et le nouvel an, dans une situation d'extrême urgence liée aux graves risques d'effondrement apparus en cours de chantier sur ce bâtiment : inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

Le bureau d'études Mimram et la ville ont rapidement exclu l'implantation de colonnes préfabriquées : ce choix aurait impliqué l'ouverture d'un chantier sur la place Stanislas. La solution finalement retenue n'a elle-même pu s'imposer que dans un calendrier étroit : « A la mi-février, le second oeuvre n'a pas encore commencé sur le chantier de l'extension du musée. Deux mois plus tard, nous n'aurions pas trouvé de place pour installer la centrale à béton et les pompes », souligne Jean Kraemer, pilote du chantier. Les essais de pénétration réalisés les 10 et 11 février sur une colonne témoin ont permis d'effectuer les dernières mises au point : une centrale équipée d'une vis sans fin couplée à un mélangeur fabrique le coulis en dosant l'eau et le ciment, puis envoie le produit dans une cuve de 8 m3, alimentée grâce à une programmation automatique. Un moteur de 800 CV, de la famille des engins de forage de puits de pétrole, injecte ensuite le coulis. Le débit peut atteindre jusqu'à 400 l/min, avec une pression maximale de 400 bar. Ce flux parvient à la foreuse équipée d'une buse de 2 à 8 mm de diamètre. Keller espère tenir un rythme de trois colonnes par jour, avec des pointes à cinq colonnes.

FICHE TECHNIQUE

Maître d'ouvrage : ville de Nancy.

Architectes : Laurent Beaudoin (mandataire), Emmanuelle Beaudoin, Jean-Luc André, Sylvain Giacomozzi.

Bureaux d'études : Marc Mimram, Georges Berne, Miroslav Jargacevic, André Viguier, Alfred Peter.

Gros oeuvre : Pertuy.

Soil crete : Keller France.

Surface restructurée : 4 448 m2.

Montant des travaux : 105 millions de francs.

Durée du chantier : vingt-huit mois à partir de janvier 1996.

PHOTO : Les 58 colonnes mesurent de 2,50 à 3 mètres de haut.

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil