En direct

Flambée des logements neufs espagnols

DEVIGE-STEWART Thierry |  le 08/01/2004  |  EuropeArchitecture

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Europe
Réalisations
Architecture
Valider

Le prix moyen des logements neufs dans les grandes villes espagnoles a augmenté de 15,8% en 2003, la plus forte hausse des 14 dernières années, pour atteindre 1.931 euros le m2.
Cette hausse est supérieure à celle de 2002 (+14,7%) dans un pays qui connaît un boom immobilier pratiquement sans précédent depuis la deuxième moitié des années 90, selon une étude du cabinet Sociedad de Tasacion, spécialisé dans les estimations d'actifs immobiliers et portant sur 362.000 logements dans les 50 capitales de provinces d'Espagne.

Le prix moyen des logements neufs en Espagne est pratiquement six fois plus cher qu'en 1985, souligne Sociedad de Tasacion selon laquelle les prix de l'immobilier devraient continuer à progresser en 2004, "mais sans doute pas d'une façon aussi intense qu'en 2003".

En 2003, Barcelone (Catalogne, nord-est) a été la ville où l'immobilier a été le plus cher avec un prix moyen de 2.927 euros le m2 devant Madrid avec 2.868 euros le m2 et Saint-Sébastien (Pays basque espagnol, nord) avec 2.788 euros le m2.
Le président de la Sociedad de Tasacion, José de Pablo Mendez, a attribué la flambée des prix des logements à la persistance d'une forte demande, dopée notamment par la bonne santé de l'économie espagnole, la stabilité de l'emploi, de faibles taux d'intérêt et les tarifs "exorbitants" des terrains à bâtir.
M. de Pablo Mendez, dont le cabinet est l'un des plus importants du secteur en Espagne, a réclamé des mesures politiques destinées à faire baisser les prix des terrains à bâtir qui représentent souvent la moitié du prix total d'un logement neuf.
Il a toutefois nié l'existence d'une "bulle immobilière", écartant l'éventualité d'une brusque chute des prix des logements qui serait la conséquence d'un retour des capitaux sur les marchés boursiers en nette reprise. "Les investissements dans l'immobilier sont à long terme", a-t-il insisté.

A la mi-novembre, un rapport du Fonds monétaire international (FMI) avait lancé une mise en garde contre les risques de la persistance du boom immobilier en Espagne qui a provoqué un endettement des familles à "un rythme accéléré".
Selon une étude de la Fédération des usagers et des consommateurs indépendants (FUCI), les Espagnols qui achètent un logement doivent y consacrer 60% de leur salaire.
Les allègements fiscaux dont bénéficient les détenteurs de crédits hypothécaires favorisent l'acquisition d'un logement principal au détriment de la location.
Le parc locatif représente seulement 11% du total des logements en Espagne contre 30% en 1976 et 50% dans les années 60, a indiqué jeudi à Madrid le président de l'Association espagnole des sociétés immobilières spécialisées dans la location (ASIPA), Pedro Gamero del Castillo.
Ce dernier s'est félicité des bonifications fiscales entrées en vigueur au début de cettre année et destinées à toute entreprise récemment créée et investissant dans des logements à régime locatif.

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil