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FINISTERE Après avoir constaté des fissurations dues à l'alcaliréaction, un nouveau pont à Térénez

nathalie bougeard |  le 09/03/2001  |  Collectivités localesFinistèreMaine-et-LoireTravail

Très prochainement, la commission départementale des sites va recevoir le dossier du pont de Térénez, qui dessert la presqu'île de Crozon vers Brest. Si les propositions du conseil général, maître d'ouvrage, sont validées, il faudra alors finaliser l'avant-projet sommaire (APS) afin de pouvoir lancer l'étude d'impact complète. « Le dossier pourrait être envoyé au préfet pour l'enquête publique dans le courant de l'année 2002 », indiquent Martine Motard, chef du service « ouvrages d'arts » au conseil général, et André Roussel, responsable du service des études d'aménagement routier. Car ce projet leur tient à coeur : « Les premières fissurations dues à l'alcaliréaction sur l'actuel pont remontent au début des années 1980 », rappelle Martine Motard. Depuis, plusieurs millions de francs ont été consacrés à des travaux de colmatage mais, en 1995, un diagnostic complet de l'état du pont a montré que la construction d'un nouvel ouvrage était concurrentielle à un programme de réhabilitation lourd.

Dans cette perspective, les élus de la presqu'île de Crozon ont souhaité une amélioration de la desserte routière et, en 1998, la décision de reconstruire un nouveau pont à proximité de l'existant a été prise. A partir de là, les responsables de ce projet ont sollicité l'aide du Setra et ont retenu, à l'issue d'un appel d'offres, l'architecte parisien Charles Lavigne, le bureau d'études lorientais Le Bihan Ingénierie et le paysagiste Vu d'Ici d'Angers. Enfin, la maîtrise d'ouvrage est assistée par Michel Virlogeux. Finalement, compte tenu de la profondeur du lit de la rivière qui atteint une dizaine de mètres, les spécialistes ont opté pour une architecture « à l'ancienne » : ouvrage suspendu avec deux piles principales à proximité immédiate des rives. « La construction de piles en rivières aurait été plus délicate », estime Martine Motard.

De surcroît, la nécessité de rectifier les abords de l'ouvrage - actuellement la route comporte des virages dangereux - a conduit l'équipe à retenir la solution d'un pont courbe. « La solution droite impliquait des contrepoids en béton sous les travées des rives », explique Martine Motard. Aujourd'hui, les caractéristiques du futur pont indiquent une travée centrale de 800 mètres de rayon et une longueur de 510 mètres. Estimée à environ 130 millions de francs, la construction de ce nouvel ouvrage se fera à une trentaine de mètres à l'aval du pont existant qui, lui, devrait être détruit.

DESSIN : Le futur pont comprendra une travée centrale de 800 mètres de rayon et une longueur de 510 mètres. Il sera placé à une trentaine de mètres à l'aval du pont existant, qui sera détruit.

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