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Finances locales : la Ville de Nice signe le premier contrat financier avec l’Etat
Christian Estrosi a signé, pour la ville de Nice dont il est maire, le premier contrat financier Etat-collectivités. La ville devra limiter la hausse de ses dépenses de fonctionnement à 0,75% par an (contre 1,2% en moyenne pour l'ensemble des collectivités locales). - © © Ville de Nice

Finances locales : la Ville de Nice signe le premier contrat financier avec l’Etat

CHRISTIANE WANAVERBECQ |  le 06/04/2018  |  Collectivités localescontrat

Première à signer un contrat financier avec l’Etat, la Ville de Nice s’engage à limiter à 0,75% par an la hausse des dépenses de fonctionnement sur les années 2018, 2019 et 2020. Elle s’engage également à ramener sa capacité de désendettement à 10,8 années en 2019 et à 10,5 années en 2020, contre 13 aujourd’hui.

Lors du vote du budget primitif de la métropole Nice Côte d’Azur (NCA) établi à 1,7 milliard d’euros en 2018, ce jeudi 5 avril à Nice, le président de la métropole et maire de Nice Christian Estrosi a annoncé la signature d’ici à la fin de ce semestre d’un contrat financier avec l’Etat . La hausse des dépenses de fonctionnement serait limitée à +0,7% par an.

La veille, il avait signé un même contrat financier avec le préfet des Alpes-Maritimes Georges-François Leclerc engageant la ville de Nice à limiter à 0,75% par an la hausse des dépenses de fonctionnement sur les années 2018, 2019 et 2020. La collectivité, qui a voté en février son budget primitif établi à 752 millions d’euros (85 millions d’euros de dépenses d’équipement ; 525 millions d’euros de dépenses de fonctionnement) s’engage également à ramener sa capacité de désendettement à 10,8 années en 2019 et à 10,5 années en 2020 contre 13 aujourd’hui. Pour rappel, l’encours de la dette au 31 décembre 2018 s’établit à 473,67 M €. « L’encours d’emprunt continuera à baisser en 2019 et 2020 », affirme Philippe Pradal. premier adjoint au maire en charge des finances.

Stabilisation de la DGF

En échange de ces efforts, l’Etat stabiliserait pendant deux ans le montant de la DGF (dotation nationale de péréquation), établi en 2018 à 3,4 millions d’euros. « Depuis 2013, la ville a perdu en cumulé plus de 80 M€ de DGF soit une année d’investissement », a rappelé Christian Estrosi lors de la signature du contrat, se réjouissant de « ce changement de culture en matière de relations financières entre l’Etat et les collectivités ».

Vente du foncier

Pour atteindre les objectifs inscrits dans le contrat financier, la Ville va travailler à différents niveaux. D’abord, elle va poursuivre ses efforts en matière de rationalisation de ses moyens au niveau de la flotte automobile, des bâtiments et des charges de personnel. Sur ce dernier poste qui représente 51,5% des dépenses réelles de fonctionnement, elle va, entre autres, limiter la hausse des salaires et a comme principe de ne remplacer aucun départ à la retraite. Une autre action est « la vente du foncier ou des bâtiments dont elle n’a pas l’usage ». Christian Estrosi a ainsi précisé que le produit de la cession du foncier destiné à accueillir le magasin Ikea s’élèverait à 21 millions d’euros. La vente du terrain du Ray à Vinci Immobilier pour y aménager un quartier apporterait 17,2 millions d’euros à la Ville.

La mutualisation des services de la Ville et de la métropole aurait permis déjà des économies de plus de 32 millions d’euros depuis 2010, indique-t-on à la ville.

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