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Fin du gros œuvre en     vue au CHU d’Amiens
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Fin du gros œuvre en vue au CHU d’Amiens

Jean-Charles Guézel |  le 01/07/2011  |  SommeInternational (hors U.E)France entière

Etablissement de santé -

Deux ans après le début des travaux préparatoires, le gros œuvre du nouveau centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie est aux trois quarts terminé. Un chantier à faibles nuisances, en site occupé.

Changement d’envergure et de logistique au CHU Amiens-Picardie. Précédemment répartie sur quatre sites distants, la totalité des activités de l’établissement va être regroupée dès 2013 autour de l’un d’entre eux, l’hôpital Sud, qui sera prochainement restructuré. « Dans ce projet, le marché 1 - nouveaux plots d’hospitalisation (790 lits), plateau médico-technique… -, dont nous avons la charge, est une opération exceptionnelle par la taille, 140 000 m 2 Shon environ », commente Pierre Rolland, directeur délégué bâtiment de Norpac (groupe Bouygues Construction), l’une des cinq entités du groupement retenu en tant qu’entreprise générale.

D’une durée prévisionnelle de 47 mois, ce chantier a débuté en juillet 2009 par l’excavation de 300 000 m 3 de craie, puis la création des réseaux et des corps de voirie. « Pour réduire les nuisances liées à la circulation, ce qui était impératif compte tenu de l’occupation du site, nous avons choisi de réaliser les infrastructures du projet final avant le début du gros œuvre », explique Pierre Rolland. Initié en mars 2010 et appuyé par l’installation de huit grues, le gros œuvre est réalisé à plus de 75 %. « Aux intempéries près, nous sommes dans le délai. Le pôle mère-enfant est quasiment terminé et le reste suivra dans le courant de l’été. » Pour limiter le bruit, le chantier a utilisé 16 000 m 3 de béton autoplaçant - donc sans vibrage - sur les 80 000 m 3 employés au total. Un béton spécialement formulé pour éviter le surcoût carbone généralement associé aux bétons autoplaçants. Autres mesures prises dans le cadre de ce chantier propre, le nettoyage permanent du site, le passage de balayeuses, voire l’arrosage, afin d’éviter l’envol des poussières, et le recours à la préfabrication en atelier pour les opérations les plus bruyantes, sur les tuyauteries par exemple.

Maquette numérique

Lorsque le recours à un outillage électroportatif s’est avéré indispensable, le niveau sonore du matériel a été un critère de choix. De 300 personnes en phase gros œuvre, l’effectif a significativement augmenté avec le démarrage du second œuvre et devrait passer de 550 personnes actuellement à plus de 600 à partir de septembre. Concernant le volet important de la téléphonie, le projet a la particularité de reposer sur une solution tout IP (Internet Protocol) « encore relativement nouvelle », note Pierre Rolland. L’opération est novatrice aussi par l’emploi qui a été fait de la maquette numérique (solution Revit MEP). « Cela fait bien trois ou quatre ans que nous nous y sommes mis, mais nous sommes en l’occurrence vraiment montés en puissance, ce qui s’est avéré très pratique pour visualiser l’avancement des travaux et gérer certains conflits techniques. »

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