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C'est en Alsace que Fichet conçoit le «safe building» résistant au terrorisme
L’usine alsacienne de Baldenheim est la spécialiste des menuiseries (portes, cloisons, façades vitrées, etc.) renforcées pour la sûreté des bâtiments. - © Fichet Group

C'est en Alsace que Fichet conçoit le «safe building» résistant au terrorisme

Christian Robischon (Bureau de Strasbourg du Moniteur) |  le 05/02/2020  |  Bas-RhinMarneFichet Serrurerie BâtimentMenuiseriesBéton

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L’entreprise française concentre à Baldenheim (Bas-Rhin) sa production de menuiseries de sûreté, qu’il a significativement remanié en conséquence des récents attentats.

Le « safe building » se renforce, depuis la petite commune de Baldenheim (Bas-Rhin). C’est là que l’entreprise Fichet conçoit et produit les menuiseries et les solutions électroniques répondant aux enjeux de sécurisation des bâtiments face à des menaces physiques ou virtuelles. La célébration d’une première année de prise en propriété de ce site de 190 salariés, auparavant détenu par le suédois Gunnebo, a donné l’occasion au groupe français de faire un point sur son profil et ses perspectives, en ce début d’année.
Fichet Baldenheim, « c’est plus de 100 ans d’innovation dans les menuiseries de sûreté », pose d’emblée son directeur, Nicolas Balthazar. Ce savoir-faire en portes, cloisons, murs-rideaux, façades vitrées et sas renforcés s’est historiquement déployé pour les banques et, dans une moindre mesure, pour l’immobilier commercial et tertiaire, ou des infrastructures sportives et culturelles. Mais depuis quelques années — en particulier 2015, de triste mémoire —, il s’est fortement déployé vers les bâtiments officiels et les sites sensibles civils et militaires, car un autre facteur est venu bousculer les autres : le risque terroriste. « Les attentats ont renouvelé à 80 % le contenu de nos programmes de R&D », souligne Thierry Guth, chef de produit.
Ces recherches et les investissements qu’ils induisent portent, entre autres, sur les types de béton et de profilés aluminium. Leurs définitions restent l’apanage de bureau d’études extérieurs, « puis nous les confrontons à nos propres spécifications, dans un dialogue accru depuis ces dernières années avec ces bureaux et avec les entreprises de construction », précise Frank Bauer, responsable R&D. « Le sur-mesure représente 75 % de la production de Baldenheim », appuie Nicolas Balthazar.

Tirs à la Kalachnikov et explosifs

Une fois la mise au point terminée, Fichet Group procède à des essais pour le moins spectaculaires. A Baldenheim même, des tireurs testent la résistance aux balles des Kalachnikov. Dans des carrières à l’air libre, l’entreprise va confronter ses portes ou ses vitrages au souffle des explosifs. « Les essais s’opèrent au moyen d’une charge de 12 kg de TNT : c’est l’équivalent du maximum qu’un kamikaze pourrait réalistement porter sur soi », précise l’entreprise.

Sas Fichet
Sas Fichet - © Fichet Group
L’usine de Baldenheim produit des sas conçus pour résister aux attaques armées les plus virulentes. © Fichet Group

Ses nouvelles menuiseries qu’il met au point en réponse aux nouveaux risques, le site alsacien s’attache à ce qu’elles n’entraînent pas de retour en arrière par rapport aux efforts entrepris avant 2015 sur d’autres points : « Nous avons adapté notre offre aux normes d’accessibilité pour personnes à mobilité réduite et à celles de performance énergétique. De ce point de vue, la RT 2012 a représenté le saut le plus important, décrit Thierry Guth. Désormais, nous cherchons le meilleur équilibre entre les exigences diverses, par exemple comment faire pour que des portes plus lourdes restant aisément manipulables ». « Le design entre aussi en ligne de compte : nous réalisons souvent des projets d’architecture », ajoute Thierry Guth.
En matière de « sécurité active », aussi, la menace évolue. La lutte contre les cyber-attaques s’ajoute aux offres en contrôle d’accès à des sites sensibles, en vidéosurveillance ou en sécurité électronique, qui sont bâties autour de serveurs très sophistiqués.
Outre le « safe building » à Baldenheim, Fichet Groupe possède sa seconde usine à Bazancourt (Marne) pour la fabrication de coffres-forts, portes fortes, etc. Ces deux bases industrielles forment le tremplin vers un chiffre d’affaires porté à 128 millions d’euros l’an dernier (contre 125 millions d’euros en 2018), que réalise un effectif total de 850 salariés réparti entre les deux usines en France, 16 agences dans l’Hexagone, en Belgique et au Luxembourg, et un réseau de 50 revendeurs ailleurs à l’étranger.

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