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Feu vert pour l'autoroute A65

CHESSA Milena |  le 04/06/2008  |  SanefFrance Collectivités localesDéveloppement durableEnvironnement

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C'est désormais officiel, Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable, a validé le projet d'autoroute A65 Langon-Pau.

Les travaux vont donc pouvoir monter en puissance au grand soulagement du consortium A'liénor mené par le groupe Eiffage (65%) et le concessionnaire autoroutier Sanef (le contrat s'élève à 1,2 milliard d'euros pour une durée d'exploitation de 55 ans). Soulagement aussi pour les équipes de terrassement d'Eiffage Travaux Publics qui voient se débloquer un chantier majeur de leur carnet de commande.
"Le projet initial de l’A65, engagé avant le Grenelle Environnement, par un contrat de concession signé en décembre 2006, a fait l’objet de nombreuses améliorations pour éviter les zones sensibles et répondre aux exigences nouvelles du Grenelle Environnement" explique dans un communiqué le Meeddat (ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire). La décision de Jean-Louis Borloo n'est pas surprenante. En effet, le conseil d'Etat avait débouté le 21 mai dernier plusieurs associations de défense de l'environnement qui avaient déposé des recours contre le projet, remettant en cause sa déclaration d'utilité publique et le contrat de concession. Dans le même temps, le Conseil de protection de la nature (CNPN) avait donné son aval au lancement des opérations, estimant que le concessionnaire avait apporté les garanties nécessaires notamment sur l'application des mesures compensatoires à la destruction d'espèces protégées. "Ce dossier servira de référence pour le futur", précise le Meeddat.

Pas de contournements à Bordeaux et Toulouse
Si l'A65 passe avec succès l'examen du développement durable, trois autres projets routiers sont recalés. Il s'agit d'abord des contournements autoroutiers de Toulouse et de Bordeaux. Le jugement est sans appel : "ces projets ne correspondent plus aux nouveaux enjeux de développement durable. Ils privilégient la mobilité automobile, dans un contexte de pétrole cher et non renouvelable, l’utilisation non raisonnée de l’espace, notamment par l’étalement urbain préjudiciable à la biodiversité". Pas d'avenir non plus pour le projet autoroutier entre Pau et Oloron auquel est préféré la sécurisation de la RN134, plus au sud dans la vallée d’Aspe et vers le tunnel du Somport. "Cette mesure sera accompagnée de mesures de régulation de la circulation des poids-lourds dans la vallée d’Aspe, par exemple interdictions de nuit ou de transports de matières dangereuses dans cette vallée".

Julien Beideler

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