Vie de l'entreprise

Feu vert du Parlement aux contrats-jeunes en entreprise

Le Parlement a définitivement adopté le projet de loi instituant le contrat-jeune en entreprise pour les 16-22 ans sans qualification, après le vote favorable du Sénat puis de l’Assemblée nationale sur les conclusions de la commission mixte paritaire députés-sénateurs (CMP).
Comme au Sénat, la droite (UMP et UDF) a voté pour le texte, qui tourne la page des emplois-jeunes Aubry dans le public. La gauche a voté contre un dispositif jugé trop libéral et pas assez contraignant en matière de formation des jeunes.
Elargi à l’initiative des sénateurs à toutes les entreprises, alors qu’il était initialement réservé aux PME, le contrat-jeune devrait bénéficier à quelque 250000 jeunes à l’horizon 2005 et coûter à terme 650 millions d’euros par an.

Pour l’embauche de ces jeunes en CDI à temps plein ou partiel, payés au minimum au SMIC, les entreprises se verront accorder l’équivalent d’une exonération complète de charges sociales pendant deux ans et un allègement de 50% la troisième année.
« C’est un nouvel outil dans la bataille contre le chômage des jeunes », a déclaré le ministre du Travail François Fillon. Il s’agit, a-t-il dit, d’un « vrai contrat », avec un « vrai salaire » pour les jeunes « qui sont parmi les plus défavorisés ».
Il a indiqué que ce dispositif était « le signe d’un changement politique » par rapport à la gestion socialiste. Revendiquant le « libéralisme social », M. Fillon a précisé que le gouvernement s’inspirait de « la philosophie de la confiance » en plaçant les entreprises et les partenaires sociaux « au coeur du débat public ».

La gauche, mais aussi l’UDF et certains députés UMP favorables au dispositif, ont déploré l’absence de formation obligatoire en contrepartie de l’aide de l’Etat.
« C’est un chèque en blanc, un cadeau de 650 millions d’euros que vous faites aux grandes entreprises » qui bénéficieront d’un « réservoir de main d’oeuvre bon marché » alors que les PME n’auront « que les restes », a lancé Patrick Bloche (PS).
La gauche a également dénoncé le « sacrifice » des emplois-jeunes. M. Fillon a profité des débats mardi à l’Assemblée pour mettre officiellement un coup d’arrêt au dispositif Aubry. Tout en assurant que les quelque 220.000 contrats actuels iraient à leur terme, il a indiqué qu’il n’y avait « plus lieu de créer de nouveaux emplois-jeunes ». Les parlementaires ont accordé un sursis, jusqu’en juin 2003, aux emplois-jeunes dans l’Education nationale.

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