Energie

Fessenheim fermé en juillet 2013 si…

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE

« Si le radier du réacteur de Fessenheim n’est pas épaissi d’ici à juillet 2013, on ferme », a affirmé le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, auditionné jeudi 5 juillet au matin par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale.

Ces travaux, évoqués de longue date, font en effet partie des mesures préconisées par l’ASN dans le cadre du renforcement de la résistance des centrales aux séismes et aux inondations décidé après la catastrophe de Fukushima de mars 2011.

EDF s’est engagé le 28 juin dernier « à réaliser les travaux nécessaires conformément aux prescriptions de l’ASN sur le parc nucléaire ». Officiellement, l’électricien entend bien investir dans la doyenne de ses centrales afin d’en prolonger l’exploitation, et laisser, le cas échéant, la décision de la fermer, au seul gouvernement, le Président François Hollande ayant affirmé, dans le cadre de sa campagne électorale, que Fessenheim serait la seule centrale à être fermée pendant la durée de son mandat.

Apportant de l’eau au moulin des partisans de la fermeture de Fessenheim, Jacques Repussard, le directeur général de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), également auditionné, a rappelé qu’à l’époque de la construction des centrales, « la sûreté n’était pas le paramètre central » dans le choix des sites qui relevait aussi de considérations « d’aménagement du territoire ». « Si une pollution du Rhin survenait à la suite d’un accident à Fessenheim », sans même parler de catastrophe avec des conséquences humaines, « le coût serait gigantesque pour le pays ». Des millions d’Allemands et de Néerlandais vivent en effet en aval de la centrale française.

Jacques Repussard a admis que « Fukushima a aidé à franchir le pas » pour accélérer ce dossier du radier, « connu depuis un certain nombre d’années ». Pour le nouveau député écologiste de Paris Denis Baupin, c’est « inquiétant d’avoir attendu Fukushima » pour admettre l’existence de ce problème ainsi que d’autres anomalies évoquées lors de l’audition.

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