Entreprises de BTP

Fayat s’offre Razel

Le groupe Fayat crée la surprise en annonçant qu’il se porte acquéreur de l’entreprise Razel. Un accord de cession a d’ores et déjà été signé avec le groupe allemand Bilfinger Berger AG dont Razel est la filiale en France et dans les pays francophones.

Pour le numéro quatre du BTP français, c’est un renfort de poids dans les métiers des travaux publics. Les complémentarités sont «nombreuses tant en terme de métiers qu’en terme de présence géographique», précise-t-on chez Fayat tout en précisant que l’opération «reste soumise à l’autorisation des autorités compétentes en matière de concentration».
Avec Razel, le groupe Fayat achète une entreprise qui s’est progressivement émancipé de son image de pur terrassier pour devenir «multi-spécialistes», oeuvrant, bien sûr dans le terrassement, mais aussi dans le génie civil et les travaux souterrains. «Ce rachat décisif dans la stratégie de Fayat lui permet de densifier sa présence sur ces marchés et ouvre la voie à la réalisation de projets d’envergure. Le développement et l’expertise de Razel sur les marchés export seront pérennisés». Rappelons que Razel réalise aujourd’hui 29% de son activité à l’étranger, principalement en Afrique. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 447 millions d’euros en 2007. L’acquisition est donc de taille puisque la branche construction du groupe Fayat représentait, en 2007, 54% des 2,18 milliards de chiffre d’affaires, soit 1,17 milliards. En terme d’effectif, ce ne sont pas moins de 4 600 collaborateurs qui viendront s’ajouter aux 12 000 du groupe Fayat.
Ces derniers mois, le groupe créé par Clément Fayat avait fait l’actualité en étant cité en tant qu’acheteur potentiel des parts détenues par Sacyr dans le groupe Eiffage lors de l’affrontement franco-espagnol. En 2004, le numéro quatre du BTP français avait déjà fait sensation en acquérant Bomag (spécialiste des compacteurs), ce qui lui avait permis de se hisser en tête des fabricants mondiaux de matériels routiers. «Le remboursement de Bomag étant en bonne voie, nous aurons reconstitué à l’identique nos critères internes d’équilibre financier à la fin 2008», indiquait au «Moniteur» Jean-Claude Fayat le 2 février 2007. Visiblement, la digestion de Bomag s’est bien passée. Mais Fayat avait encore faim.

Julien Beideler

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X