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Faites entrer les suspects…

Par Dominique Errard, rédacteur en chef |  le 12/02/2016  |  InternationalFrance entière

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Les conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) sont menacés. Dans le grand chamboulement des réorganisations territoriales, ils sont devenus inclassables… et incasables. Ni publics, car ce sont des associations, ni vraiment privés, car ils vivent de l’impôt ; dépendants de leur mission de service public de proximité sans être pour autant inféodés aux administrations locales ; ni bureaux d’études, ni services techniques de collectivités… Leur survie dans le giron des départements devient, pour nombre d’entre eux, aussi problématique que leur liberté de parole à l’égard des élus.
Pourtant, il n’est pas de projet de loi ou de rapport qui ne soulignent, actuellement, l’indispensable travail de terrain à poursuivre pour la promotion de l’architecture et des paysages (loi sur la liberté de création, l’architecture et le patrimoine), pour le développement maîtrisé des villes et des villages (rapport de Frédéric Bonnet, Grand prix de l’urbanisme 2014), pour la protection de la biodiversité et l’attractivité du monde rural… contre la France moche.
Alors, pourquoi des départements lâchent-ils ces précieux acteurs du cadre de vie ? « Qui veut la peau des CAUE ? », s’interroge « Le Moniteur » cette semaine (p. 12) sous la plume de Nicolas Guillon. Notre fin limier est épaulé par Bénédicte Rallu, qui ne manque pas de faire le rapprochement avec la lente agonie de la Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques.
Le ministère de la Culture ne semble pas pressé de voler au secours de ces institutions. Officiellement, pour les organisations professionnelles d’architectes, il est hasardeux de s’attaquer à des élus pour les contraindre à maintenir les CAUE en place. Officieusement, il se murmure que leurs missions gratuites, nées de la dérogation au recours obligatoire à l’architecte institué pour les particuliers dans la loi de 1977, restent un caillou dans la chaussure de la profession.

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