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Extension mesurée d’un bâtiment existant

le 15/06/2005

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Arrêt no 253923 du 16 mars 2005 Conseil d’Etat M. Acquaviva

Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 5 février et 5 juin 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présentés pour M. Jean Acquaviva, domicilié La Camargue à Calvi (20160); M. Acquaviva demande au Conseil d’Etat:

1°) d’annuler l’arrêt en date du 3 octobre 2002 par lequel la cour administrative d’appel de Marseille a annulé, à la demande du préfet de Haute-Corse, le jugement en date du 9 avril 1999 par lequel le tribunal administratif de Bastia avait rejeté le recours du préfet contre la décision en date du 7 décembre 1998 du maire de la commune de Calvi accordant à M. Acquaviva un permis de construire portant sur l’agrandissement de la discothèque «La Carmargue» sur le territoire de ladite commune;

2°) de rejeter la demande présentée le préfet de Haute-Corse par devant cette cour;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 5000 E au titre de l’article L761-1 du code de justice administrative;

Vu les autres pièces du dossier;

Vu le code de l’urbanisme;

Vu le code de justice administrative;

Après avoir entendu en séance publique:

– le rapport de M. Jean-François Débat, Maître des Requêtes,

– les observations de la SCP Lyon-Caen, Fabiani, Thiriez, avocat de M. Acquaviva,

– les conclusions de Mme Marie-Hélène Mitjavile, Commissaire du gouvernement;

Considérant que M. Acquaviva demande l’annulation de l’arrêt en date du 3 octobre 2002 par lequel la cour administrative d’appel de Marseille a annulé, à la demande du préfet de Haute-Corse, le jugement en date du 9 avril 1999 par lequel le tribunal administratif de Bastia avait rejeté le recours du préfet contre la décision du 7 décembre 1998 du maire de la commune de Calvi accordant à M. Acquaviva un permis de construire portant sur l’agrandissement de la discothèque «La Camargue» sur le territoire de ladite commune;

Considérant qu’aux tenues de l’article NA 2-1 du plan d’occupation des sols de la commune de Calvi auquel était soumis le permis litigieux: «Ne sont admises que: les améliorations et extensions mesurées des bâtiments existants (…)»;

qu’en tenant compte, pour l’application de ces dispositions, à un ensemble de bâtiments entièrement clos, de la surface hors œuvre nette, de la surface hors œuvre brute ainsi que de l’emprise au sol des bâtiments autorisés par le permis litigieux, sans chercher à apprécier l’aspect architectural et l’intégration à l’environnement des surfaces nouvellement créées, la cour administrative d’appel de Marseille n’a pas commis d’erreur de droit; qu’en considérant que la création de 50 m2 de surface hors œuvre nette, de 462 m2 de surface hors œuvre brute correspondant à la création de terrasses et d’un bassin de 80 m2, alors que la surface hors œuvre nette du bâtiment existant était de 700 m2, ne constituait pas, compte tenu de l’importance des surfaces nouvellement bâties et de leur emprise au sol, une extension «mesurée» des bâtiments existants, la cour administrative d’appel de Marseille, qui a porté sur les pièces du dossier qui lui était soumis, une appréciation souveraine non susceptible, en l’absence de dénaturation, d’être discutée devant le juge de cassation, n’a pas commis d’erreur de droit;

Considérant qu’il résulte de ce qui précède que M. Acquaviva n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêt attaqué;

Sur les conclusions tendant à l’application des dispositions de l’article L761-1 du code de justice administrative:

Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’Etat, qui n’est pas dans la présente instance la partie perdante, une somme au titre des frais exposés par M. Acquaviva et non compris dans les dépens;

Décide:

Article 1

La requête de M. Acquaviva est rejetée.

Article 2

La présente décision sera notifiée à M. Jean Acquaviva, au maire de la commune de Calvi et au ministre de l’équipement, des transports, de l’aménagement du territoire, du tourisme et de la mer.

Arrêts commentés

Vous pouvez retrouver les commentaires des deux arrêts ci-après reproduits, dans Le Moniteur de cette semaine page 110,rubrique réglementation.

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