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Extension complexe pour un cinéma

jean-jacques talpin |  le 01/06/2012  |  LoiretFrance entièreCollectivités localesERPCulture

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Orléans -

L’extension du multiplexe cinématographique des Halles, dans le cœur historique d’Orléans et près des quais de Loire, a donné lieu à un chantier complexe et délicat. La création de trois salles enterrées surmontées par trois niveaux de commerces et de logements a, en effet, nécessité des fondations spéciales et des parois de confortement. « Nous sommes en contrebas d’un coteau qui bouge et descend vers la Loire, explique Olivier Carré, adjoint à l’urbanisme, et nous sommes sujets aux remontées de nappe, autant de dangers pour le bâti environnant. » C’est pourquoi des mesures draconiennes de surveillance ont été mises en place avec l’installation d’un fissuromètre, d’un inclinomètre, de piézomètres pour le niveau de la nappe et d’une « station théodolite » avec 12 cibles reliées par ordinateur sur les immeubles proches pour détecter les mouvements. Mais pour assurer une étanchéité totale des salles de cinéma, la maîtrise d’œuvre a opté pour la technique de la paroi lutécienne avec réalisation d’une « boîte dans la boîte ».

Une étanchéité totale

Il s’agissait de respecter, selon Jacques Sivignon, cogérant de l’entreprise générale Sabard, entreprise générale du chantier avec Charier TP, « une tolérance zéro au suintement d’eau ». Pour cela, des pieux de 420 mm de diamètre sont forés à 14 m et reliés entre eux par des poutres de béton, tandis que la paroi est protégée par une soixantaine de tirants. Les murs de la paroi sont ensuite enduits de béton projeté de 15 cm jusqu’à 9 m de profondeur, en dessous du niveau de la Loire. De nouveaux pieux de 800 mm sont ensuite réalisés au fond de la boîte pour supporter un radier ferraillé dont le poids comprime la nappe et empêche la remontée des eaux. Une fois cette première boîte achevée, une seconde - composée d’un voile de béton hydrofuge de 40 cm - est réalisée afin d’assurer l’étanchéité de l’ensemble.
L’autre difficulté du chantier était de faire cohabiter terrassement, forages et coulage de béton. Le terrassement n’intervenait en effet que progressivement à mesure que la paroi en béton projeté descendait dans les profondeurs par étapes d’un mètre. Avec, là encore, le souci d’assurer la stabilité des terrains et d’éviter tout désordre. En fin d’année, ces trois salles enterrées seront achevées et surmontées par une dalle supportant d’autres constructions.

Fiche technique

Maître d’ouvrage : Semdo. Maître d’œuvre : Linéaire A. Bureau d’études : BEG. Entreprises : gros œuvre, Sabard (Dry, Loiret) ; fondations et parois, Charier TP (Montoir-de-Bretagne, Loire-Atlantique). Coût : 5,6 millions d’euros HT. Surface : 1 000 m 2 .

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