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Expoprotection : au coeur des enjeux de la prévention des risques
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Expoprotection : au coeur des enjeux de la prévention des risques

Pouthier Adrien |  le 31/10/2008  |  France entière

La gestion des risques à l’honneur avec l’ouverture du salon Expoprotection, qui se tiendra, du 4 au 7 novembre, au Parc des Expositions de Villepinte (Seine- Saint-Denis). Cette manifestation biennale est devenue un rendez-vous de référence sur les secteurs de la lutte contre le feu, la sécurité/sûreté et la santé et sécurité au travail, qui représentent, à eux trois, un marché 2007 de 16,6 milliards d'euros, en croissance de 6% par rapport à 2006.
Jean-François Sol Dourdin , commissaire général du salon, détaille les grands axes de cette nouvelle édition.

Quelle place donne le salon à la prévention des risques dans le bâtiment ?
Il s’agit d’un des secteurs réputés les plus dangereux avec, en 2006, 1 487 269 accidents du travail déclarés selon la CNAM et l’INRS. Les causes d’accidents dans ce domaine sont très nombreuses, mais la plus importante reste : la chute de hauteur.
Expoprotection apporte, au sein de son secteur Santé et Sécurité au Travail, toutes les solutions de prévention de ces risques spécifiques, grâce à la présence de fournisseurs d’outillage sécurisé, de matériels et produits de premiers secours, d‘équipements individuels et collectifs. L’autre axe développé par le salon est la formation des salariés aux bonnes pratiques de Santé et Sécurité. C’est cet aspect qui est le plus sensible. Bien que la prise de conscience de ces risques soit collective et généralisée, l’une des difficultés pour les responsables d’entreprises et des collectivités est la sensibilisation des salariés au port des EPI. Pour ce faire, Expoprotection propose des sessions d’information dédiées dans le cadre du forum de la gestion des risques, animées par des experts. Le salon accueille également des partenaires institutionnels tels la Cramif, l’INRS et l’OPPBTP qui ont pour mission d’informer, former et sensibiliser les salariés.

Quelles sont les dernières avancées technologiques en matière de lutte contre l’intrusion dans les bâtiments ?
Le marché français de la sécurité est un secteur qui se développe, se structure et se réglemente.
Les professionnels cherchent à conquérir de nouveaux marchés et à créer de nouveaux besoins : la sécurisation de l’accès aux données informatiques ou encore des systèmes de contrôle d’accès et de management, reposant sur la reconnaissance de l’empreinte digitale. Il existe également d'autres technologies parmi lesquelles la reconnaissance de la rétine, des veines de la main ou des oreilles, la radiographie dentaire... Des chercheurs travaillent même sur des systèmes d'identification reposant sur l'étude de comportements ou d'attitudes, comme la démarche, le mouvement des yeux ou le sourire. L'efficacité de ces solutions est encore à prouver.
Les dernières technologies en matière de sécurité conduisent à des installations de plus en plus complexes, qui comprennent une gestion centralisée de dizaines, voire de centaines de lieux répartis à travers les villes, les pays et même à travers les continents. La vidéosurveillance en réseau IP répond à ces problématiques. Installer un système de vidéosurveillance numérique présente peu de difficultés techniques car il est basé sur une technologie existante : le protocole IP.
Les caméras sont raccordées au poste de travail du superviseur par le réseau de l’entreprise, Internet ou un réseau dédié. Il est également possible d'utiliser une antenne et un pont wi-fi pour une liaison sans fil. Le système de surveillance vidéo est piloté à partir de n’importe quel ordinateur, via un navigateur Internet grâce à un contrôle ActiveX ou une applet Java. Chaque utilisateur définit les paramétrages en fonction de ses besoins. Facile d'installation, souple d'utilisation, fiable, la vidéosurveillance en réseau IP offre la possibilité de pouvoir déporter totalement la surveillance hors des sites et de multiplier les flux de visualisation. Elle apporte également de réels avantages économiques grâce à ses technologies de compression vidéo (économie en espace de stockage, en puissance informatique, en infrastructure et en maintenance).
Autre technologie, le procédé RFID permet d'identifier à distance des objets sans contact physique ni visuel, avec une mise en œuvre relativement simple. Elle nécessite des transpondeurs, appelés tags ou parfois étiquettes qui sont apposés sur les objets; des lecteurs qui permettent d'interroger ces tags par radiofréquence; et un système de traitement des données, qui peut être centralisé ou distribué dans chaque lecteur. Le prix d'un tag peut atteindre une quinzaine de centimes d'euros et sa taille est parfois inférieure à celle d'un grain de riz. Quoique connaissant une croissance régulière depuis 3 à 4 ans, la technologie RFID devrait enregistrer une progression spectaculaire pour atteindre un chiffre d'affaires mondial de 6 milliards de dollars en 2010, contre 1,5 en 2005.

Pourquoi lancez-vous le Forum de la Gestion des Risques ? Quels grands thèmes y seront abordés ?
Le Forum de la Gestion des Risques a pour objectif d’aider les entreprises, les collectivités, les administrations à mieux comprendre les enjeux liés à la gestion de leurs risques. Un programme complet d'ateliers et de conférences animés par des experts apportera aux visiteurs des contenus spécifiques aux secteurs représentés sur le salon ainsi que des thématiques transversales leur offrant une vision stratégique sur la gestion des risques d'une organisation. Parmi les thèmes abordés, notons les organisations face aux risques de demain, les risques psycho-sociaux, les risques émergents, la vidéo surveillance urbaine, les textiles innovants face aux risques, les risques en matière de santé et sécurité des seniors.

Propos recueillis par Frédérique Vergne

Des marchés en progression



Secteur de la sécurité/sûreté : + 7%
Estimé à 12,2 milliards d'euros, le marché de la sécurité/sûreté (sécurité électronique, vidéosurveillance, surveillance humaine, équipements blindés, serrurerie…) est en hausse de 7% par rapport à 2006.
Soutenus par les décisions gouvernementales, des innovations technologiques et l’évolution des menaces, certains secteurs sont particulièrement actifs. C’est le cas notamment des matériels anti-terroriste qui enregistrent une progression de 21,6% en 2007, de la vidéosurveillance en croissance de 15,1%, ou encore de la téléassistance de personnes âgées 11%. Le secteur de l’alarme connaît une embellie, après deux années de régression : +3,9% en 2007, avec une croissance un peu plus marquée dans le résidentiel.
Les recours de plus en plus fréquents au contrôle d’accès et à la biométrie sont deux autres tendances qui se confirment, avec des progressions respectives de 7,3% et 12%.
A l’inverse, la télésurveillance connait une période morose (-3,8% pour le segment professionnel et +2,8% pour le créneau résidentiel).
Les organisateurs du salon rappellent qu’en 2007 ont été commis en France "146 135 cambriolages de locaux d’habitation principale, 14 472 de résidences secondaires, 2 503 vols avec violence, 50 113 destructions et dégradations de biens publics et 2 153 atteintes à l'environnement".

Secteur de la sécurité incendie : + 4,9%
Estimé à 2,5 milliards d'euros, en progression de 4,9% par rapport à 2006, le marché
de la sécurité incendie enregistre en 2007 ses meilleurs résultats depuis 10 ans.
Soumise à une réglementation stricte et à une évolution technique constante, l’activité de la mise en sécurité (évacuation, désenfumage, produits de résistance au feu) a été de 649 millions d’euros en 2007.
Le marché de la détection incendie s’est élevé, quant à lui, à 545 millions d’euros en 2007. Il a connu la plus forte croissance des divers segments de la sécurité incendie jusqu’en 2000. Le nombre de détecteurs vendus a subi un net ralentissement depuis cette époque en raison du fort taux d’équipement. A cause du remplacement des détecteurs ioniques (une technologie désormais interdite de commercialisation), la vente de détecteurs a légèrement remonté en 2007 pour atteindre 1,7 million d’unités. Les détecteurs optiques représentent 62% du marché, contre 28% pour les détecteurs thermiques et 10% pour les détecteurs multi-technologies.
Quant aux détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF), ils devraient connaître une envolée, avec la proposition de loi adoptée le 10 juillet dernier par le Sénat visant à rendre obligatoire l’installation de ce produit dans tous les logements. Ce qui devrait sauver de nombreuses vies par an. Rappelons qu’un incendie domestique a lieu toutes les 2 minutes et plus de 10 000 personnes en sont victimes chaque année.

(Sources : Atlas 2009 d’En Toute Sécurité, International Biometric Group)

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