En direct

Exploitation du CDG Express : Elisabeth Borne se déporte du dossier pour éviter des soupçons de conflit d'intérêts
Issue de la société civile, la ministre Elisabeth Borne a précédemment travaillé dans de grands groupes comme la RATP, la SNCF, Eiffage Concessions... - © Gouvernement.fr

Exploitation du CDG Express : Elisabeth Borne se déporte du dossier pour éviter des soupçons de conflit d'intérêts

F.M., avec AFP |  le 15/10/2018  |  Grand ParisConcessionsIle-de-FranceConcession d’autoroutesEiffage

La ministre des Transports n’interviendra pas dans l’attribution prochaine du marché de l’exploitation du CDG Express, afin d’éviter tout soupçon de conflit d'intérêts. La RATP, qu’Elisabeth Borne a dirigée, est en effet candidate au marché. C'est François de Rugy qui prendra le dossier.

Cette fois c’est clair : la ministre des Transports Elisabeth Borne, qui est aussi l’ancienne patronne de la RATP, a annoncé ce week end qu’elle se déporte de l'attribution du marché de l'exploitation de CDG Express, cette voie ferroviaire rapide qui va relier Paris à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, afin d’ « éviter toute suspicion possible de conflit d'intérêts ». Selon le Journal du Dimanche, c’est la désormais ministre qui, à la tête de la RATP, avait lancé le groupe « dans la course à l’exploitation du CDG Express ».

Le CDG Express doit entrer en service avant les JO 2024 de Paris, comme une partie du réseau du Grand Paris Express.

Le précédent du marché de concession de la "route de la mort"


Ce cas de figure se répète en seulement quelques jours pour Elisabeth Borne : le 10 octobre 2018, le journal Le Monde avait aussi fait état d’un potentiel conflit d’intérêts de la ministre, dans l’attribution prochaine du marché de concession, celui de la route Centre Europe Atlantique (RCEA), dans l’Allier, qui va être convertie en autoroute A 79. Un marché estimé à près de 600 M €.

Sur le même sujet BTP et concessions : tous les grands groupes sont en lice pour la transformation de la « route de la mort »

Parmi les cinq groupements candidats se trouvent les majors du BTP et Eiffage, dont Elisabeth Borne a dirigé la branche Concessions pendant 9 mois, entre 2007 et 2008.

Un concurrent en lice a demandé si des dispositions avaient été prises pour éviter un éventuel conflit d'intérêts, selon Le Monde. Le cabinet d'Elisabeth Borne a qualifié d'absurdes les suspicions de conflit d'intérêts.

Sur le même sujet Concession RCEA : Elisabeth Borne accusée d’être en situation de conflit d’intérêts


Sur le dossier CDG Express, Borne va en tout cas laisser la main : un décret paru samedi 13 octobre 2018 au Journal Officiel précise que l'attribution de ce contrat sera désormais confiée au ministre de la Transition écologique, François de Rugy, qui assure la tutelle sur les transports.

La RATP candidate à l'exploitation du CDG Express

"Cette décision a été prise afin de prévenir toute suspicion possible de conflit d'intérêts, compte tenu des responsabilités précédemment exercées par Elisabeth Borne à la tête de la RATP, qui est membre d'un groupement candidat à l'attribution de ce contrat", a-t-on expliqué dans l'entourage de la ministre.

Pour rappel, le Charles-de-Gaulle Express, ou CDG Express, doit relier à l'horizon 2023 la Gare de l'Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l'aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, durera 20 minutes et coûtera 24 euros.

Selon le Journal du Dimanche, le gouvernement « est en passe de présélectionner avant la fin du mois [d’octobre 2018] l’opérateur qui exploitera les trains qu’il est également chargé d’acheter ».

Le marché de concession sera ensuite attribué « fin décembre ou début janvier, pour une durée à définir », rapporte le JDD.

Commentaires

Exploitation du CDG Express : Elisabeth Borne se déporte du dossier pour éviter des soupçons de conflit d'intérêts

Votre e-mail ne sera pas publié

Karaoquai

15/10/2018 14h:05

La raison du déport de la ministre dans le dossier CDG Express, c'est le centre d'entretien des 7 navettes qui sera à la charge de l'exploitant et non de l'Etat..Cet établissement industriel devra être conçu non pas après mais en même temps que la ligne et comme RATP Dév est associé à Kéolis pour exploiter les navettes, cette donnée explique la décision prise par la ministre.. Restera à trouver un site d'implantation du centre et là c'est l'inconnu...

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Batiprix Bordereau 2019 - 36 ème édition

Batiprix Bordereau 2019 - 36 ème édition

Livre

Prix : 98.00 €

Auteur : Groupe Moniteur

Voir

Hors-série AMC : 50 ans d'architecture

Hors-série AMC : 50 ans d'architecture

Presse - Vente au n°

Prix : 29.00 €

Voir

200 initiatives pour la transition énergétique des territoires

200 initiatives pour la transition énergétique des territoires

Livre

Prix : 24.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur