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Expérimentations locales dans le bâtiment GRANDE-BRETAGNE

BERNARD ALDEBERT, PIERRE DELOHEN, JOSETTE DEQUEANT, ELISABETH GILLION, JACQUELINE MC LAURIN, MARCEL LINDEN, CHRISTIANE PERRUCHOT |  le 16/05/1997  |  EuropeChantiersFiscalitéDéchetsTechnique

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Sommaire du dossier

  1. SOMMAIRE 4877- Déchets de chantier
  2. Déchets de chantier : comment les éliminer ?
  3. Gestion des déchets de chantier Entre prise de conscience et concrétisation
  4. SOMMAIRE 4922 CAHIERS DE L'ENVIRONNEMENT : Déchets de chantier
  5. COMMENT LES ELIMINER ? REGLEMENTATION
  6. Maîtriser les coûts et optimiser les pratiques
  7. Comment s'y prendre
  8. 4 solutions pour vos déchets
  9. BIBLIOGRAPHIE PRATIQUE
  10. BIBLIOGRAPHIE PRATIQUE
  11. BIBLIOGRAPHIE PRATIQUE
  12. "Il faut créer des centres de regroupement"
  13. Travaux publics : contrastes OUVRAGES D'ART
  14. Travaux publics : contrastes ROUTES
  15. Travaux publics : contrastes
  16. Réglementation Les obligations pour chaque intervenant
  17. 7 conseils pour mieux gérer ses déchets*
  18. Expérimentations locales dans le bâtiment PICARDIE
  19. Regroupement et tri
  20. Expérimentations locales dans le bâtiment RHONE
  21. Expérimentations locales dans le bâtiment
  22. ORGANISATION Faire traiter ses déchets par un partenaire : une affaire de méthode
  23. Expérimentations locales dans le bâtiment OISE
  24. Expérimentations locales dans le bâtiment SAONE-ET-LOIRE
  25. DECHETS D'AMIANTE Choix restreint et coûts élevés
  26. TRI SELECTIF SUR SITE Gérer les déchets directement sur le chantier
  27. Expérimentations locales dans le bâtiment ALLEMAGNE
  28. Expérimentations locales dans le bâtiment GRANDE-BRETAGNE
  29. Eliminer les déchets de chantier
  30. DECONSTRUCTION SELECTIVE Une réponse à la pollution par les gravats
  31. Traitement des déchets de chantier
  32. Où déposer ses déchets de chantier ?
  33. Comment s'y prendre - Picheta : Développer une solution de proximité
  34. Les solutions émergent
  35. Déchetteries : tout trier et valoriser
  36. Comment s'y prendre - Le Bâtiment Associé : Montrer l'exemple
  37. «Granulats recyclés : respecter les normes de caractérisation»
  38. Les dechetteries en négoce une formule toujours en test
  39. Les bureaux d'études spécialisés anticipent les difficultés
  40. Une démarche ambitieuse et volontaire
  41. Développer le marché de la récupération à l'export
  42. Les professionnels des déchets développent leurs offres « chantier »
  43. Valorisation et maîtrise des coûts, les majors du bâtiment s'organisent

Un impôt vert et une tradition de récupération

En Grande-Bretagne, les déchets de construction représentent 16 % du volume, soit 70 millions de tonnes, y compris les terres et les argiles. 63 % d'entre eux sont destinés aux décharges où ils permettent d'aménager les voies d'accès et d'effectuer les tassements. Le recyclage concerne 30 % de ces matériaux (terrassements et remblais), et 4 % sont directement réemployés en matériaux routiers. Enfin, 7 % de ces déchets disparaissent des statistiques et peuvent aller en décharge illégale, ou sont utilisés dans d'autres emplois.

Comme en France, le principe du « pollueur payeur » a été introduit par l'impôt vert, institué le 1er octobre 1996 et qui taxe les exploitants des décharges de 2 livres (18,8 F) pour les déchets classés inactifs (terre, roche, béton, etc.) et de 7 livres (465,8 F) pour les déchets dits actifs (bois, plastique, verre, etc.). Cet impôt est immédiatement répercuté par les exploitants sur les utilisateurs. Il s'agit bien sûr de conduire à une meilleure gestion des déchets.

Meilleure gestion que le gouvernement a voulu instaurer dans le domaine de la construction et de l'extraction (mines et carrières), depuis avril 1994, par une stratégie visant à une réutilisation en granulats de 55 millions de tonnes de déchets à l'horizon 2006. Mais les professionnels contestent l'intérêt de la taxe sur les décharges, arguant de son coût et de l'absence totale de progrès dans ce domaine dans la mesure où les granulats recyclés ne sont pas considérés comme d'assez bonne qualité par les clients éventuels.

Pourtant, « l'impôt vert » est à l'origine de certaines initiatives des entrepreneurs qui cherchent à abaisser la charge de ce poste de dépense. C'est ainsi que l'incinération sur le chantier se développe. Toutefois, des disparités importantes existent entre les régions : de la région londonienne au nombre très limité de décharges - dont les exploitants n'hésitent pas à jouer « à la hausse » demandant parfois jusqu'à 50 livres par mètre cube de déchet enlevé (la moyenne nationale tourne autour de 15 livres/126 F) - , à l'est du pays, riche en décharges, où les entrepreneurs disposent d'un service quasi gratuit pour les déchets inactifs.

Dans ce tour d'horizon, il convient de mettre à part la démolition pour laquelle la récupération est presque à la fois une donnée culturelle nationale et une industrie. Tous les négociants en bâtiment disposent d'un « rayon occasion » proposant briques, sanitaires, etc., sans omettre les centaines d'entrepôts de « récupération architecturale », généralistes ou spécialisés, en particulier dans l'ancien (cheminées, etc.) où les entrepreneurs ne manquent pas de venir déposer et vendre les matériaux plutôt que les rejeter.

PHOTO : En Grande-Bretagne, des «négociants en matériaux anciens» proposent vieilles poutres, portes, fenêtres, matériel sanitaire etc. issus des démolitions.

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