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Exonération des contributions des employeurs destinées au financement des prestations complémentaires de retraite et de prévoyance

le 15/06/2005

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Décret no 2005-435 du 9 mai 2005 Ministère des solidarités, de la santé et de la famille JO du 10 mai 2005 - NOR: SANS0520306D

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité et du ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées,

Vu le code de la sécurité sociale, notamment l’article L. 242-1, modifié par l’article 113 de la loi no 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites;

Vu le code rural, notamment l’article L. 742-3 et l’article L. 741-10, modifié par l’article 113 de la loi no 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites;

Vu l’avis du conseil d’administration de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale en date du 28 janvier 2005;

Vu l’avis du conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés en date du 16 février 2005;

Vu l’avis du conseil de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie en date du 17 février 2005;

Vu l’avis du conseil d’administration de la Caisse nationale d’allocations familiales en date du 1er février 2005;

Vu l’avis du conseil d’administration de la Caisse nationale de l’assurance vieillesse des travailleurs salariés en date du 2 février 2005;

Vu l’avis de la commission des accidents du travail et des maladies professionnelles de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés en date du 9 février 2005,

Décrète:

Article 1

L’article D. 242-1 du code de la sécurité sociale est remplacé par les dispositions suivantes:

«Art. D. 242-1. - I. - Les contributions des employeurs au financement d’opérations de retraite mentionnées au septième alinéa de l’article L. 242-1 sont exclues de l’assiette des cotisations de sécurité sociale propre à chaque assuré, pour une fraction n’excédant pas la plus élevée des deux valeurs suivantes:

«a) 5% du montant du plafond de la sécurité sociale;

«b) 5% de la rémunération soumise à cotisations de sécurité sociale en application de l’article L. 242-1, déduction faite de la part des contributions des employeurs destinées au financement de prestations complémentaires de retraite et de prévoyance soumise à cotisations de sécurité sociale, la rémunération ainsi calculée étant retenue jusqu’à concurrence de cinq fois le montant du plafond de la sécurité sociale.

«Les contributions des employeurs au financement de prestations complémentaires de prévoyance mentionnées au huitième alinéa de l’article L. 242-1 sont exclues de l’assiette des cotisations de sécurité sociale propre à chaque assuré, pour une fraction n’excédant pas un montant égal à la somme de 6% du montant du plafond de la sécurité sociale et de 1,5% de la rémunération soumise à cotisations de sécurité sociale en application de l’article L. 242-1, déduction faite de la part des contributions des employeurs destinées au financement de prestations complémentaires de retraite et de prévoyance soumise à cotisations de sécurité sociale, sans que le total ainsi obtenu puisse excéder 12% du montant du plafond de la sécurité sociale.

«II. - Les opérations de retraite mentionnées au septième alinéa de l’article L. 242-1 sont celles organisées par des contrats d’assurance souscrits par un ou plusieurs employeurs ou par tout groupe d’employeurs auprès d’entreprises relevant du code des assurances, d’institutions de prévoyance régies par le titre III du livre IX du présent code ou d’organismes mutualistes relevant du livre II du code de la mutualité au profit d’une ou plusieurs catégories objectives de salariés. La contribution de l’employeur est fixée à un taux uniforme pour chacune de ces catégories.

«Ces contrats ont pour objet l’acquisition et la jouissance de droits viagers personnels payables à l’assuré au plus tôt à compter de la date de liquidation de sa pension dans un régime obligatoire d’assurance vieillesse ou à l’âge fixé en application de l’article L. 351-1 du présent code soit par l’acquisition d’une rente viagère différée, soit par la constitution d’une épargne qui sera obligatoirement convertie en rente viagère, soit dans le cadre d’une opération régie par l’article L. 441-1 du code des assurances, par l’article L. 932-24 du présent code ou par l’article L. 222-1 du code de la mutualité.

«Ces contrats peuvent prévoir des garanties complémentaires en cas de décès de l’adhérent avant ou après la date de mise en service de la rente viagère, ainsi qu’en cas d’invalidité ou d’incapacité.

«Les contrats relevant du présent article ne peuvent faire l’objet de rachats même partiels, sauf dans les cas prévus aux troisième, quatrième et cinquième alinéas de l’article L. 132-23 du code des assurances et de l’article L. 223-22 du code de la mutualité.

«Le contrat prévoit, au bénéfice du participant qui n’est plus tenu d’y adhérer, une faculté de transfert vers un autre contrat respectant les règles définies en application du septième alinéa de l’article L. 242-1 ou vers un plan d’épargne retraite populaire défini à l’article 108 de la loi no 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites. La notice d’information mentionnée aux articles L. 140-4 du code des assurances, L. 221-6 du code de la mutualité et L. 932-6 du présent code précise cette faculté et en détaille les modalités d’exercice.

«Entrent également dans le champ des opérations de retraite mentionnées au septième alinéa de l’article L. 242-1 du présent code les régimes de retraite à prestations définies, institués avant le 1er janvier 2005 et n’entrant pas dans le champ d’application de l’article L. 137-11 du présent code, à condition qu’ils n’acceptent plus de nouveaux adhérents à compter du 30 juin 2008.

«III. - L’arrêté interministériel prévu au troisième alinéa de l’article L. 242-1 est pris par le ministre chargé de la sécurité sociale et par le ministre chargé du budget.

«L’arrêté ministériel prévu au même alinéa est pris par le ministre chargé de la sécurité sociale.»

Article 2

L’article D. 741-39 du code rural est remplacé par les dispositions suivantes:

«Art. D. 741-39. - I. - Les contributions des employeurs au financement d’opérations de retraite mentionnées au septième alinéa de l’article L. 741-10 sont exclues de l’assiette des cotisations de sécurité sociale propre à chaque assuré, pour une fraction n’excédant pas la plus élevée des deux valeurs suivantes:

«a) 5% du montant du plafond de la sécurité sociale;

«b) 5% de la rémunération soumise à cotisations de sécurité sociale en application de l’article L. 741-10, déduction faite de la part des contributions des employeurs destinées au financement de prestations complémentaires de retraite et de prévoyance soumise à cotisations de sécurité sociale, la rémunération ainsi calculée étant retenue jusqu’à concurrence de cinq fois le montant du plafond de la sécurité sociale.

«Les contributions des employeurs au financement de prestations complémentaires de prévoyance mentionnées au huitième alinéa de l’article L. 741-10 sont exclues de l’assiette des cotisations de sécurité sociale propre à chaque assuré, pour une fraction n’excédant pas un montant égal à la somme de 6% du montant du plafond de la sécurité sociale et de 1,5% de la rémunération soumise à cotisations de sécurité sociale en application de l’article L. 741-10, déduction faite de la part des contributions des employeurs destinées au financement de prestations complémentaires de retraite et de prévoyance soumise à cotisations de sécurité sociale, sans que le total ainsi obtenu puisse excéder 12% du montant du plafond précité.

«II. - Les opérations de retraite mentionnées au septième alinéa de l’article L. 741-10 sont celles organisées par des contrats d’assurance souscrits par un ou plusieurs employeurs ou par tout groupe d’employeurs auprès d’entreprises relevant du code des assurances, d’institutions de prévoyance régies par le titre III du livre IX du code de la sécurité sociale ou d’organismes mutualistes relevant du livre II du code de la mutualité au profit d’une ou plusieurs catégories objectives de salariés. La contribution de l’employeur est fixée à un taux uniforme pour chacune de ces catégories.

«Ces contrats ont pour objet l’acquisition et la jouissance de droits viagers personnels payables à l’assuré au plus tôt à compter de la date de liquidation de sa pension dans un régime obligatoire d’assurance vieillesse ou à l’âge fixé en application de l’article L. 351-1 du code de la sécurité sociale soit par l’acquisition d’une rente viagère différée, soit par la constitution d’une épargne qui sera obligatoirement convertie en rente viagère, soit dans le cadre d’une opération régie par l’article L. 441-1 du code des assurances, par l’article L. 932-24 du code de la sécurité sociale ou par l’article L. 222-1 du code de la mutualité.

«Ces contrats peuvent prévoir des garanties complémentaires en cas de décès de l’adhérent avant ou après la date de mise en service de la rente viagère, ainsi qu’en cas d’invalidité ou d’incapacité.

«Les contrats relevant du présent article ne peuvent faire l’objet de rachats même partiels, sauf dans les cas prévus aux troisième, quatrième et cinquième alinéas de l’article L. 132-23 du code des assurances et de l’article L. 223-22 du code de la mutualité.

«Le contrat prévoit, au bénéfice du participant qui n’est plus tenu d’y adhérer, une faculté de transfert vers un autre contrat respectant les règles définies en application du septième alinéa de l’article L. 741-10 ou vers un plan d’épargne retraite populaire défini à l’article 108 de la loi no 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites. La notice d’information mentionnée aux articles L. 140-4 du code des assurances, L. 221-6 du code de la mutualité et L. 932-6 du code de la sécurité sociale précise cette faculté et en détaille les modalités d’exercice.

«Entrent également dans le champ des opérations de retraite mentionnées au septième alinéa de l’article L. 741-10 les régimes de retraite à prestations définies, institués avant le 1er janvier 2005 et n’entrant pas dans le champ d’application de l’article L. 137-11 du code de la sécurité sociale, à condition qu’ils n’acceptent plus de nouveaux adhérents à compter du 30 juin 2008.»

Article 3

Le décret no 87-781 du 25 septembre 1987 fixant le montant des contributions des employeurs destinées au financement des prestations complémentaires de retraite et de prévoyance exclues de l’assiette des cotisations au régime d’assurances sociales agricoles est abrogé.

Article 4

Les dispositions du présent décret sont applicables aux contributions versées à compter du 1er janvier 2005.

Toutefois, les dispositions de l’avant-dernier alinéa du II de l’article D. 242-1 du code de la sécurité sociale dans sa rédaction issue de l’article 1er et celles de l’avant-dernier alinéa du II de l’article D. 741-39 du code rural ne sont pas applicables aux opérations régies par l’article L. 441-1 du code des assurances, par l’article L. 932-24 du code de la sécurité sociale ou par l’article L. 222-1 du code de la mutualité créées avant cette date.

Article 5

Chargés de l’exécution…

Fait à Paris, le 9 mai 2005.

Contribution complémentaire de retraite et de prévoyance

La loi portant réforme des retraites du 21 août 2003 a refondu le régime social des contributions des employeurs au financement des prestations de retraite et de prévoyance complémentaires. Ces nouvelles règles entrent en vigueur avec le décret d’application suivant, et visent les contributions versées depuis le 1er janvier 2005. Les employeurs doivent donc régulariser leur situation pour les contributions depuis cette date.

Les contributions de retraite et de prévoyance sont désormais distinguées, il n’y a en effet plus de limite d’exonération globale commune à ces deux types de garanties.

Références Moniteur

Réforme des retraites Loi n° 2003-775 du 21 août 2003

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