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Evaluer les bâtiments sur toute leur vie

ISABELLE DUFFAURE-GALLAIS |  le 16/12/2011

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Haute qualité environnementale -

Pour définir les indicateurs environnementaux de la future certification HQE Performance, l’Association HQE a réalisé l’analyse de cycle de vie de 74 bâtiments et des mesures de qualité de l’air sur quatre d’entre eux.

Evaluer la performance environnementale des bâtiments sur tout leur cycle de vie à l’aide d’indicateurs chiffrés : c’est l’ambition de l’Association HQE qui compte élaborer, avant la fin 2012, le référentiel de certification « HQE Performance ».

A l’occasion de ses 8 es assises nationales le 14 décembre, l’association a présenté les résultats de son opération « Test HQE Performance ». Lancée fin 2010, celle-ci a consisté à réaliser l’analyse de cycle de vie (ACV) de 74 bâtiments neufs certifiés HQE, autour de quatre indicateurs : la consommation énergétique totale, le changement climatique, les déchets et la consommation d’eau. Objectif : acquérir une première idée de l’ordre de grandeur des valeurs repères à fixer pour les indicateurs environnementaux. Les bâtiments étudiés (20 maisons, 19 immeubles collectifs, 21 bâtiments de bureaux, 14 autres bâtiments tertiaires) sont construits selon des techniques variées (béton, bois, terre cuite…) et ont été choisis à basse consommation (BBC) pour anticiper la RT 2012.

Les cinq usages d’énergie réglementés sont minoritaires

L’ACV, qui considère l’ensemble de l’énergie consommée tout au long du cycle de vie du bâtiment, fait apparaître que les cinq postes de consommation pris en compte par la réglementation (chauffage, eau chaude sanitaire, climatisation, ventilation, éclairage) deviennent minoritaires dans les consommations globales. L’Association HQE réfléchit donc aux moyens d’agir sur les nombreux usages non comptabilisés dans les consommations réglementées (ascenseurs, éclairage des parkings et espaces extérieurs…) et sur les usages liés aux occupants (bureautique, électroménager, moyens de communication numériques…), comme l’affichage des consommations par usage, la gestion centralisée…
L’impact sur le changement climatique est mesuré par les émissions de gaz à effet de serre, exprimées en équivalent de quantité de CO2. Les 74 ACV des bâtiments montrent que les produits et les équipements de construction constituent la principale source de gaz à effet de serre, notamment à cause de leur procédé de fabrication et de leur transport avant d’être mis en œuvre. Ils pèsent au moins pour la moitié des émissions. « C’est l’innovation des produits et de leurs process de fabrication qui permettra de réduire cet impact », estiment les rapporteurs de l’étude.
Côté déchets, il apparaît sans surprise que l’essentiel des déchets inertes produits par un bâtiment sur toute sa durée de vie provient de sa démolition en fin de vie, avec mise en décharge des déchets de matériaux minéraux du gros œuvre. Les déchets non dangereux, issus essentiellement des produits de second œuvre, représentent environ 10 kg/m² Shon par an pour un bâtiment d’une durée de vie de cent ans, soit presque autant que les déchets ménagers (12 kg/m².an). Quant aux déchets dangereux, ils sont surtout produits dans la phase d’usage du bâtiment, et sont liés à 80 % aux rejets d’eaux usées. Le scénario de rejet d’eaux usées pèse donc lourd sur cet indicateur.
Enfin, l’indicateur « consommation d’eau » sur le cycle de vie du bâtiment est dû à 89 % à la consommation pendant la vie du bâtiment. Toutes les solutions techniques permettant de réduire cette consommation seront donc encouragées.

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PHOTO - 608241.BR.jpg - © Franck Badaire / Natekko
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PHOTO - 608192.BR.jpg - © Association HQE
« Organiser la mesure de qualité d’air »

« Pour évaluer la qualité de l’air des quatre bâtiments sélectionnés, nous avons mis au point un protocole de mesure adapté car les seules mesures réalisées entraient jusqu’alors dans le cadre des campagnes de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (Oqai). Les quatre bâtiments étudiés respectent tout juste les teneurs maximales acceptables et n’atteignent pas les valeurs cibles prévues à terme, notamment pour le formaldéhyde (10 µg/m 3 en 2019). Nous avons par ailleurs observé que la filière de la mesure de qualité de l’air est mal organisée. Les acteurs de la construction ne savent pas à qui s’adresser pour réaliser ces mesures, et nombre de laboratoires ne sont pas équipés des matériels nécessaires. Une qualification des professionnels de la mesure est à l’étude. »

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