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Euro-vélo-routes : le lobby français s’organise
Liaison cyclable vers le parlement européen de Strasbourg, première cible du lobby français des euro-vélo-routes - © Patrick Gawandtka/ conseil général du Bas-Rhin

Euro-vélo-routes : le lobby français s’organise

Laurent Miguet (Bureau de Strasbourg) |  le 05/02/2013  |  AménagementTransportsTravauxVarBas-Rhin

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L’association des Départements et régions cyclables demande 12 millions d’euros par an à l’Europe jusqu’en 2020. L’achèvement des tronçons français du réseau cyclable européen constitue l’un des enjeux majeurs de la campagne qui a débuté les 4 et 5 février à Strasbourg.

Sous le titre « Des euros pour le vélo », l’association des Départements et régions cyclables, qui représente 48,4 millions de français, a développé, les 4 et 5 février à Strasbourg, les arguments de l’« appel des 26 ». En tête des 12 objectifs des 26 premiers signataires - élus locaux, départementaux et régionaux -, figure l’investissement « dans des infrastructures cyclables de qualité, pour en garantir une utilisation optimale, ininterrompue et sécurisée pour tous ». Hôte de la manifestation et membre fondateur des Départements et régions cyclables, le conseil général du Bas-Rhin possède une longue expérience des financements européens pour le vélo, grâce aux nombreuses connexions transnationales de son réseau de 800 km.

3000 km à terminer

Sept des 14 euro-vélo-routes recensées par l’Union européenne passent par la France. Ces tronçons totalisent plus de 6 000 km, sur les 20 000 inscrits au schéma national des voies vertes. Leur taux de réalisation atteint en moyenne 50 %, le plus souvent grâce aux maîtrises d’ouvrage départementales, abondées par des co-financements régionaux. Deux itinéraires dépassent même les 80 % d’exécution : l’euro-vélo-route des fleuves, dont la partie française relie la Loire au Rhin, et la liaison Roscoff Hendaye, soit 1 200 km sur les 10 800 de la vélo-route Eurodyssée.

« Après avoir engagé 50 millions d’euros en 10 ans pour l’itinéraire La Loire à Vélo, dont 24 apportés par le conseil régional du Centre, notre région a mesuré la rapidité des amortissements. Les retombées touristiques se chiffrent à 16 millions d’euros par an », souligne Pascale Rossler, vice-présidente de la région Centre chargée du tourisme. L’irrigation de ce territoire emblématique de l’euro-vélo-route des fleuves passe désormais par l’aménagement de six boucles locales desservant les gares ferroviaires, pour inscrire l’itinéraire européen dans les politiques d’intermodalité et répondre aux demandes des cyclistes locaux. « Mais les départements n’en peuvent plus. Ils ont plus que jamais besoin de financements européens », plaide la vice-présidente.

Consensus politique

« Les 12 millions d’euros par an que nous demandons à l’Europe, c’est une somme ridicule, par rapport à l’importance des enjeux, mais indispensable pour structurer le réseau », renchérit Alain Spada, président des Départements et régions cyclables et conseiller général du Var. Consciente des difficultés inhérentes à l’émiettement des maîtrises d’ouvrages, l’association y répond par la mise en place de « comités d’itinéraires », et par l’affichage d’un consensus qui transcende les clivages politiques : « Entre les services de la région Ile de France qui instruisent les dossiers et ceux du conseil général des Yvelines qui possèdent l’expérience de la maîtrise d’ouvrage routière, il n’existe pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette », assure Jean-Marie Tétard, vice-président de ce département. Citant quatre projets de passerelle sur la Seine, l’élu francilien plaide pour la concentration des aides européennes sur les ouvrages les plus lourds à supporter pour les budgets départementaux.

Tout en partageant les objectifs de la campagne en cours de lancement, l’Eurodéputée Verte Sandrine Bélier n’a rien pu promettre, au moment où s’ouvre une des plus dures batailles budgétaires de l’Union. Ses encouragements n’en ont pas moins conforté les arguments des élus départementaux et régionaux : « Même si le vélo n’apparaît pas en tant que tel dans les politiques sectorielles, nous nous battrons pour que ces dernières privilégient les projets qui contribuent à la réduction des gaz à effet de serre et à la cohésion sociale », assure l’élue alsacienne.

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