Aménagement

Euraflandres: 13 millions pour transformer l’espace public entre les deux gares lilloises

Mots clés : Gares, aéroports

Les espaces publics autour et entre les deux gares de Lille vont se métamorphoser. Baptisé Euraflandres, le projet à 13 millions d’euros TTC va en un an et demi changer le visage des espaces publics de cette porte d’entrée dans la ville. Aperçu en image de ce à quoi devrait ressembler l’environnement des gares en 2019.

Le lot VRD de l’emblématique chantier (qui pèse à lui seul 9 millions d’euros TTC sur les 13 investis) a été remporté par les entreprises cotraitantes Jean Lefebvre et Gauthier Dubrulle Travaux publics. Elles vont devoir, d’ici mars 2019, réussir à poser 18 000 m2 de pavés en granit bleu/gris sans trop perturber l’intense circulation quotidienne entre les deux gares (6 000 passants par jour). Beau challenge et belle vitrine pour les deux entreprises.

 

Granit Espagnol

 

Le granit qui va composer le nouveau sol viendra d’Espagne. «Vu l’ampleur de la commande nous n’avons pas pu trouver de fournisseur de ce type de granit en France. Il viendra du centre de l’Espagne et sera livré au fur et à mesure de l’avancement des travaux», Explique Vincent Jarry, chef d’agence chez Entreprise Jean Lefebvre Lille Flandres.

«Une personne en insertion va travailler à plein-temps sur le chantier», ajoute Gauthier Dubrulle, directeur de Gauthier Dubrulle Travaux publics. Ce sont plus de 30 personnes qui vont s’affairer sur ce chantier durant un an et demi. L’entreprise Bouygues énergies et services (Byes) sera en charge de l’éclairage.

 

Investissement 100% Mel

 

L’ensemble de l’investissement est porté par la Métropole européenne de Lille (Mel). «Les services de la Mel, de la ville et de la SPL Euralille travaillent main dans la main sur ce projet qui est le premier labellisé Lille Métropole design. Nous allons changer l’image du lieu, fluidifier les parcours et mutualiser les espaces publics au service des habitants et des usagers. Ce lieu doit devenir une référence pour la MEL», se félicite le président de la Mel, Damien Castelain. Ce relookage et cette réorganisation des espaces publics s’insèrent dans le projet plus global d’Euralille 3000, dont Isabelle Menu est l’architecte urbaniste.

 

Deux gares en une

 

«Refaire l’espace public est extrêmement complexe. Sur Euraflandres nous voulons réussir à donner l’impression que les deux gares n’en forment qu’une avec un sol continu, unique et sécurisé. Depuis 5 ans nous travaillons sur ce projet qui a pris une autre dimension quand l’avenue Willy-Brandt a été mise en impasse. Tout à coup les piétons pouvaient circuler en toute sécurité», explique Isabelle Menu.

 

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    Tout ça pour ça ?

    13 millions d’euros pour un projet d’une telle pauvreté architecturale ? C’est du gâchis. Même le jet d’eau, seul élément aujourd’hui qui mettait de l’animation sur le parvis de la gare disparaît alors qu’il aurait pu être source d’inspiration dans sa réinterprétation. Et il n’y a même aucune réelle nouveauté dans la gestion des flux. A part ajouter 1 an et demi de bouchons à un secteur déjà totalement saturé et à fuir, cette « intervention » ne devrait pas marquer les mémoires. Mais sûrement plus les comptes publics…
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