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ETANCHEITE Un espoir de stabilisation des ventes

hugues haëntjens, jean-philippe bondy, pascale leroy-paulay, catherine rollot, nicole salez |  le 17/10/1997  |  Second œuvreGros œuvreProduits et matérielsTechniqueEntreprises

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-Le marché national de l'étanchéité des toitures-terrasses du bâtiment est descendu en dessous de la barre des 20 millions de mètres carrés de surface couverte.

LE MARCHE

Les fabricants s'accrochent aux espoirs de stabilisation d'un marché qui a rétréci. Certains espèrent en 1997 « un léger rebond ». Ainsi, en 1996, le marché de l'étanchéité (toitures-terrasses) serait voisin de 20 millions de m2 en surface couverte. Il était évalué en 1994 entre 22 et 24 millions de m2. Et 1996 aurait été une année particulièrement mauvaise. « Le marché restera longtemps à son niveau actuel, estime André Malsan, directeur de la division France de Siplast. Seule la reconquête des espaces verts dans les villes, lui offre de formidables perspectives a long terme ». Environ 40 % des volumes vendus sont utilisés sur bâtiments industriels et 60 % pour une étanchéité sur béton, indique la Chambre syndicale nationale de l'étanchéité (CSNE), qui regroupe à la fois les producteurs et les entreprises de travaux de l'étanchéité bitumineuse. Un marché sur lequel la baisse des prix est générale. Certains évoquant clairement la « guerre des prix » qui fait rage. Les membranes bitumineuses demeurent le principal produit d'étanchéité en France, qu'elles soient monocouches ou bicouches. Elles intègrent un élastomère SBS, plus résistant au froid que les produits d'étanchéité fabriqués dans le sud de l'Europe, avec un élastomère de type APP. « Les élastomères bitumineux Français sont de loin ce qui se fait de mieux dans le monde », n'hésite pas à déclarer André Malsan. Et les monocouches prennent le dessus. Parallèlement, les membranes synthétiques grignotent le marché grâce à leur légèreté avec une part, selon les fabricants, évaluée entre 12 % et 15 %, soit 2,2 à 2,8 millions de m2 couverts. Elles sont constituées en grande majorité de membranes plastomères (PVC à 85 %, polyoléfine et dérivés pour moins de 5 %), mais également d'élastomères (CSPE et EPDM pour une part inférieure à 10 %). « La moyenne européenne se situe à 20 %, observe Frédéric Girard, directeur général de Sika-Trocal France , avec des fluctuations entre 15 % et 40 % selon les pays. Le marché français est donc susceptible d'accueillir plus de membranes synthétiques. »

Enfin, la part de l'asphalte régresse, non pas en raison de pertes de parts de marché, mais en raison d'une diminution des surfaces à étancher en béton brut, terrain de prédilection de l'asphalte sur lequel, quand les conditions de chantier sont réunies, «une prescription faite avec de l'asphalte est indémontable» admet un fabricant de membranes synthétiques.

La totalité des ventes de membranes synthétiques sont des produits d'importation. Par ailleurs, de nouveaux intervenants étrangers sont apparus en provenance de Belgique (PRS, Derbigum), d'Espagne (Tecsa du groupe Lafarge, et Danosa) et d'Italie (Derbit).

LA DISTRIBUTION

La distribution des produits d'étanchéité se fait en direct du fabricant vers l'étancheur. Chez Soprema, on estime à 20 % environ la part des produits distribués par le négoce. De leur côté, les fabricants de membranes synthétiques distribuent leurs produits en direct. L'objectif est de contrôler la qualification des entreprises auxquelles ils vendent leurs produits, de manière à éviter les mauvaises mises en oeuvre. La contrepartie, c'est une lourde implication dans la formation et l'assistance sur chantier.

GRAPHIQUE :

Chute du bitume

Les membranes bitumineuses subissent de plein fouet la régression du marché.

Progression des membranes synthétiques. Les membranes synthétiques progressent mais le bitume domine.

CHIFFRE D'AFFAIRES 1996 :

toitures-terrasses : entre 2 et 2,4 milliards de francs

TENDANCE PRIX DE VENTE :

LES LEADERS :

Bitume, Soprema, Siplast (Icopal), Axter (Bouygues), Meple (groupe IKO). Membranes PVC : Sika-Trocal, Sarnafil, Braas, Alkor Draka (Solvay). Asphalte : Smac Acieroïd (Bouygues), Spapa.

LES MOUVEMENTS D'ENTREPRISES :

Fin 1996, mariage européen entre Sika et Trocal pour créer Sika-Trocal AG, fabricant de membranes synthétiques.

Point de vue : Serge Ferlay, directeur gérant de Sarnafil

« En 1997, les fabricants de membranes synthétiques devraient terminer l'année sur une progression en volume supérieure à 10 % ! En valeur, cette progression n'est pas la même en raison d'une érosion des prix. Ces produits, qui sont généralement plus chers que les techniques traditionnelles, apportent un plus technologique réel et une durabilité accrue. Ils sont adaptés au bâtiment industriel, et en particulier à la rénovation. On estime à 2,8 millions de m2 la surface couverte en 1996 pour un chiffre d'affaires engrangé compris entre 126 millions de francs et 140 millions de francs. »

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