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Établissements recevant du public Vers une ingénierie de la sécurité incendie
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Établissements recevant du public Vers une ingénierie de la sécurité incendie

le 02/11/2006  |  ArchitectureRéalisationsParisFrance entièreEquipement

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En matière de sécurité incendie, la France s’appuie sur une réglementation prescriptive. Le règlement de sécurité évolue pour prendre en compte les nouveaux modes de fonctionnement des établissements recevant du public. L’ingénierie offre des perspectives d’amélioration de la sécurité.

En 2006, un cortège de textes a modifié ou complété le règlement de sécurité contre l’incendie dans les établissements recevant du public (ERP). Classés en 19 types selon leur affectation (type O pour les hôtels, type M pour les magasins…) et en 5 catégories en fonction de l’effectif total qui peut être admis, les ERP doivent respecter ces règles, dont les premières ont été édictées dès 1980.

Obligation de moyens... et non de résultats. En fonction de ces caractéristiques d’usage, les ERP doivent satisfaire un certain nombre de dispositions plus ou moins contraignantes.

Les exigences les plus fortes en matière de conception des bâtiments portent sur les dégagements, l’isolement vis-à-vis des constructions contiguës, la distribution des locaux et leur compartimentage ou encore le choix des matériaux.

Sur ces aspects, la réglementation française présente la particularité d’être purement prescriptive, en fixant des obligations de moyens et non de résultats.

Les arrêtés parus en 2006 relatifs à la sécurité incendie dans les petits hôtels, les parcs de stationnement couverts ou plus récemment les établissements pénitentiaires n’échappent pas à la règle. Déclenchée par l’incendie de l’hôtel Paris-Opéra du 15 avril 2005, la révision des textes concernant les petits hôtels a notamment mis l’accent sur l’encloisonnement des escaliers, l’isolement des locaux et sur des contrôles techniques renforcés, les solutions constructives devant être désormais prioritaires sur la détection. D’ici à cinq ans, 17 000 petits hôtels devront ainsi être mis aux normes de sécurité.

Les pouvoirs publics précisent que ces textes se veulent généralement consensuels et prennent en compte la grande diversité des établissements concernés. Des adaptations ont par exemple été prévues lorsque la protection de l’escalier principal n’est pas possible pour des raisons techniques ou esthétiques.

La réglementation doit s’adapter. « Le règlement de sécurité incendie dans les ERP ne laisse pas apparaître d’insuffisances notoires », estime le lieutenant-colonel Alex Maire, conseiller technique en sécurité incendie au ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire. Il évolue toutefois pour se perfectionner. Pour les pouvoirs publics, il s’agit d’adaptations dictées par les évolutions du mode de fonctionnement des établissements, les attentes des utilisateurs, l’apparition de nouvelles techniques et les exigences de l’Union européenne. Les salles de spectacles, par exemple, conçues aujourd’hui pour être exploitées dans une multitude de configurations, doivent s’adapter. Un texte en cours d’examen par la commission centrale de sécurité devrait préciser les conditions de sécurité que doivent remplir ces établissements.

Le règlement profite également des nouvelles techniques disponibles sur le marché. Ainsi, pour les établissements de type O (hôtels), les récepteurs autonomes d’alarme sont désormais autorisés. Ce matériel permettra ainsi au personnel de s’éloigner du report d’alarme tout en restant dans l’établissement.

Si tous ces textes ont une finalité commune – améliorer la sécurité des personnes et des biens dans les établissements neufs ou existants – il apparaît aussi qu’ils compliquent la donne. « Face à ces nombreuses évolutions, les acteurs de la profession n’ont pas toujours le temps de digérer les textes, estime Denis Thélot, architecte spécialiste en sécurité incendie. Il serait souhaitable de simplifier la réglementation ».

Les prémices de l’ingénierie de la sécurité incendie. A l’instar des pays anglo-saxons, la France pourrait dans les prochaines années s’ouvrir à l’ingénierie de la sécurité incendie.

Définie comme une « méthode de quantification du niveau de sécurité offert par les ouvrages, les produits ou les systèmes », elle doit permettre d’adapter les mesures de prévention en fonction des constructions, des matériaux considérés et des feux rencontrés.

Cette nouvelle approche vise à améliorer la sécurité des biens et des personnes sans générer de surcoût à la construction. « En complément des textes réglementaires actuels encore basés sur des démarches prescriptives, elle valorisera l’intelligence de la conception des bâtiments et de ses équipements », anticipe Charles Baloche, directeur scientifique et technique du projet national « Ingénierie de la sécurité incendie » (lire ci-dessous).

Concrètement, l’ingénierie de la sécurité incendie est mise en œuvre en suivant quatre étapes successives. Dans un premier temps, l’ingénieur doit envisager tous les scénarios d’événements possibles. Du départ de feu au comportement des ouvrages, en passant par le développement du feu, la détection, l’alerte et l’extinction mais aussi le comportement humain, il doit recenser l’ensemble des combinaisons qui décrivent l’événement dans son ensemble.

Quantifier le risque global. Dans un second temps, une phase de tri doit conduire à l’élaboration d’une liste de scénarios probables et présentant un risque.

A l’issue de ce tri intervient une phase d’analyse du risque. « L’objectif est de quantifier le risque global encouru en termes de probabilité d’atteinte aux vies humaines, aux biens ou à l’environnement », explique Charles Baloche. « Nous faisons ce calcul en additionnant les risques résultant du croisement des probabilités de chaque scénario et de la gravité qui lui est associée », poursuit-il.

Le risque encouru doit alors être comparé à un niveau de risque accepté ou de référence. Si celui-ci est inférieur au risque encouru, l’ingénieur doit envisager des mesures compensatoires (adjonction d’un dispositif de détection, ou bien limitation de l’exploitation par exemple…) et réitérer la démarche depuis le début.

L’état actuel des connaissances sur les scénarios de propagation du feu, le comportement des matériaux et des ouvrages ou encore le comportement humain face au risque incendie semble être insuffisant pour envisager l’application immédiate de méthodes de conception des systèmes. Il paraît néanmoins probable que l’ingénierie de la sécurité incendie pourra s’imposer en France à travers la mise en sécurité des établissements anciens.

Si ce n’était pas le cas, on pourrait craindre que les pays anglo-saxons ne s’approprient tout un marché d’études.

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Les prochains rendez-vous sur le thème de la sécurité

Salon Expoprotection/Feu 2006

Date : du 7 au 10 novembre.

Lieu : ce salon réunira près de 1 000 exposants au parc des expositions Paris-Nord Villepinte, hall 5.

Horaires : de 9 h à 18 h (fermeture à 15 h le 10 novembre).

Programme des conférences :

7 novembre. A 9 h 45, détecteurs autonomes avertisseurs de fumée ; à 11 h 25, les remises en conformité trentenaire des systèmes sprinklers ; à 13 h 05, applications des systèmes sprinklers Blazemasters CPVC; à 15 h 35, informatiser les données des services de sécurité pour une meilleure traçabilité.

8 novembre. A 9 h 45, retour d’expérience, prévention, conseil incendie ; à 11 h 45, règle R13 et A2P Système ; à 14 h 15, sprinklers ou brouillards d’eaux, comment choisir ? ; à 17 h 55, plan de retrait des détecteurs ioniques.

9 novembre. A 10 h 15, les évolutions sur les systèmes fixes et mobiles en brouillard d’eau haute pression ; à 11 h 55, comment améliorer les effets de la formation incendie sur la prévention ? ; à 13 h 35, marquage CE et marque NF des dispositifs d’évacuation naturelle de fumées et de chaleur ; à 14 h 25, le principe de management d’une démarche d’ingénierie dans les systèmes fixes sprinklers ; à 15 h 15, l’équipe de seconde intervention.

10 novembre. A 9 h 45, système de management de la sûreté ; à 11 h 45, NF SSI.

Les rendez-vous du centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)

« De l’individuel au collectif : ingénierie des risques, sécurité ».

Date : 7 décembre, de 9 h à 17 h 30.

Lieu : Paris Rive Gauche Hotel & Conference Center, 17, boulevard Saint-Jacques 75014 Paris.

Contact : groupe Moniteur, tél. : 01.40.13.33.64.

Prendre en compte le comportement humain

Les connaissances sur le comportement humain face aux situations d’incendie ne sont que rarement prises en compte dans la conception des ouvrages. Pourtant ces données pourraient améliorer les modèles d’évacuation et renforcer la sécurité des bâtiments. Du point de vue des chercheurs, il est possible de prédire un certain nombre de comportements individuels ou collectifs face à ces situations de danger. Les études menées sur le sujet ont notamment montré des comportements typiques comme « l’évitement », « la familiarité » ou encore « l’affiliation ». La première attitude traduit le fait qu’en cas d’alerte, les gens ont dans un premier temps tendance à ignorer le risque. La deuxième illustre le fait qu’on emprunte un chemin qui nous est familier pour évacuer un bâtiment plutôt qu’une issue possible que l’on ne connaît pas. Enfin l’affiliation témoigne du fait que les personnes se rassemblent avec des amis ou des proches avant de commencer l’évacuation… Guylène Proux, chercheur à l’Institut canadien de recherche en construction, estime que « la majorité des comportements sont rationnels et adaptés ». Ces recherches concourent à mieux apprécier le temps d’évacuation qui doit non seulement prendre en compte le temps de déplacement mais aussi les temps de perception et d’action.

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L’EXPERT Denis Thélot, architecte spécialiste en sécurité incendie

« Une classification trop compliquée »

En France, le règlement de sécurité contre l’incendie dans les établissements recevant du public (ERP) est globalement fondé sur une obligation de moyens. Cette conception n’a pas évolué depuis l’apparition des premiers textes en 1980. Or, l’usage que l’on fait de ces bâtiments a pu changer ou peut être différent de celui pour lequel ils ont été conçus. Les espaces sont aujourd’hui très souvent modulables ou aménageables. Il n’est pas rare de voir des églises transformées en salles de concert ou des gymnases en lieux d’hébergements. Il y a donc une incohérence entre l’évolution de l’architecture qui recherche la flexibilité, la modularité et l’évolution des textes réglementaires qui conserve des types d’activités très définis. La classification des ERP est trop compliquée ; il conviendrait de la simplifier. Il serait possible de regrouper les établissements en locaux à sommeil, locaux sans sommeil et locaux pour personnes ne pouvant se déplacer par elles-mêmes.

Le recours à l’ingénierie de la sécurité incendie peut participer à adapter les dispositifs de mise en sécurité au cahier des charges d’utilisation de chaque établissement. Cette évolution me paraît souhaitable pour l’ensemble des ERP et en particulier pour ceux appartenant au parc existant.

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Mieux sécuriser sans surcoût

Lancé au début 2005, le projet national pour l’ingénierie de sécurité incendie (PN ISI) laisse entrevoir une nouvelle approche de la sécurité incendie en France (voir « Le Moniteur » du 25 février 2005, p. 71). « L’objectif est de sortir d’une approche purement prescriptive et de fixer des objectifs de performances tant en termes de protection des personnes que des biens », explique Charles Baloche, directeur du PN ISI. Pour cela, les 33 organismes partenaires du projet travaillent à l’élaboration d’une méthodologie et d’outils de modélisation pour améliorer le niveau de sécurité des bâtiments.

L’analyse des scénarios caractérisant un incendie doit permettre de mieux apprécier le risque en évitant la « sur-sécurité » inutile. Les ouvrages neufs ou exceptionnels sont les premiers visés par ce volet de l’ingénierie car l’application classique de la réglementation peut générer des difficultés techniques ou des surcoûts injustifiés. Cette gestion paraît également adaptée aux ouvrages anciens dont la sécurité a pu être dégradée par le temps et l’évolution de l’usage. Pour Charles Baloche, « il ne fait pas de doute que l’ingénierie de la sécurité incendie entrera, au moins partiellement, dans le quotidien des acteurs de la construction avant une dizaine d’années ».

Au terme des quatre années de recherche prévues par le projet, les premiers outils « intelligents » d’exploitation pratique des connaissances devraient être proposés avec pour ambition de faire évoluer en profondeur les exigences réglementaires.

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Les principaux textes réglementaires parus en 2006

Petits hôtels : arrêté du 24 juillet 2006 portant approbation de diverses dispositions complétant et modifiant le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (voir cahier « Textes officiels » du 11 août 2006).

Etablissements pénitentiaires : arrêté du 18 juillet 2006 portant approbation des règles de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements pénitentiaires et fixant les modalités de leur contrôle (voir cahier « Textes officiels » du 6 octobre 2006).

Parcs de stationnement couverts : arrêté du 9 mai 2006 portant approbation de dispositions complétant et modifiant le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (voir cahier « Textes officiels » du 21 juillet 2006).

Meubles rembourrés, ascenseurs et autres : arrêté du 6 mars 2006 portant approbation de diverses dispositions complétant et modifiant le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (voir cahier « Textes officiels » du 28 avril 2006).

Nouveautés Luminaires d’éclairage de sécurité

Appareils d’éclairage de sécurité déclinés en blocs autonomes ou sur source centralisée, à suspendre, à encastrer ou à poser en applique au mur ou plafond. Proposés en éclairage d’ambiance à lumière blanche ou en éclairage d’évacuation avec pictogramme intégré au diffuseur ou sérigraphié sur une plaque en polycarbonate suspendue.

Caractéristiques : lampes fluorescentes de 6 ou 11 W ; dimensions (L x l x ép.) : 30,4 x 15,5 x 7,3 cm ; marque NF AES ; classe II ; indice IP 42.

Produit : K1

Fabricant : Etap

Service lecteur : 501

Détecteurs multicritères

Le système de détection incendie développé par Siemens vise à déceler toujours plus rapidement les départs de feu tout en évitant les déclenchements intempestifs. A partir des sondes optiques et thermiques utilisées conjointement, le détecteur procède à une analyse multicritères. Proposé dans deux gammes différentes : pour les ERP (gamme C) ou pour les installations industrielles et médicales (gamme S).

Caractéristiques : tension d’exploitation, 16 à 33 Vdc ; couleur, blanc RAL 9 010 ; indice, IP 43 ou 44 (C) et IP 65 ou 67 (S).

Produit : Sinteso

Fabricant : Siemens Building Technologies

Service lecteur : 503

Centrale de détection à écran tactile

Le tableau Sensea.Ec est une centrale de détection incendie équipée d’un écran tactile. Conçu pour les installations de taille moyenne à importante, il permet de gérer jusqu’à 1 024 détecteurs automatiques et déclencheurs manuels conventionnels ou adressables. Il offre ainsi un accès convivial aux différentes fonctions d’exploitation et de programmation du système.

Produit : Sensea.Ec

Fabricant : Cooper Menvier

Service lecteur : 502

Remplacement des détecteurs ioniques

DEF vient de lancer une offre de migration technologique des installations de détection incendie. Baptisée Eko, elle vise le remplacement des systèmes (centrales et détecteurs, notamment ioniques) par des nouveaux matériels s’appuyant sur les technologies optiques les plus modernes. L’offre comprend également la maintenance du système de sécurité incendie pendant la durée du contrat (quatre ans).

Service : Eko

Prestataire : DEF

Service lecteur : 504

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Bibliographie

Lieux de travail

« Règlement incendie des établissements soumis au Code du travail »

Cet ouvrage inédit rassemble tous les textes réglementaires relatifs à la sécurité incendie des établissements soumis au Code du travail. Cette édition inclut les dernières prescriptions européennes applicables en France sur les lieux de travail : résistance au feu, réaction au feu, désenfumage, parcs de stationnement…

Par Jean-Charles du Bellay. 21 x 27 cm, 320 pages, 50 euros. Editions du Moniteur, en librairie.

Etablissements recevant du public

Règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux ERP

Grand classique de la sécurité incendie, ce manuel comporte tous les articles du Code de la construction et de l’habitation qui concernent la prévention des risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public, ainsi que ceux du règlement de sécurité. Commentée par la commission centrale de sécurité, cette 21e édition a été mise à jour en mai 2006.17 x 27 cm, 416 pages, 59 euros. Editions France-sélection, en librairie.

Guide juridique

« Lutter contre les incendies »

De la prévention du danger à la gestion des sinistres, cet ouvrage aborde les questions de la lutte contre les incendies sous tous ses aspects juridiques. A l’usage de tous les acteurs de la sécurité incendie (services départementaux d’incendie et de secours, communes...), il analyse notamment le droit de l’urbanisme, le droit de l’environnement ou encore la gestion de la fonction publique et les responsabilités pouvant être engagées.

Par Jérôme Lefort, Grégory Marchesini et Philippe Campolo. 16 x 26 cm, 294 pages, 45 euros. Editions du Moniteur, en librairie.

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