Collectivités territoriales

Et une décénie pour Cit’ergie

Mots clés : Etat et collectivités locales

Dans le cadre des Assises européennes de la transition énergétique, l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie a décerné le 31 janvier à Genève les labels Cit’ergie de l’année. Ces récompenses saluent les actions menées par des collectivités contre le réchauffement climatique.

Clou des 19e Assises européennes de la transition énergétique, la remise des labels Cit’ergie s’est tenue le 31 janvier à Genève. Cette déclinaison française des European Energy Award, créée par l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe), récompense depuis dix ans des collectivités qui cherchent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Cette année, elles étaient 56 à recevoir l’une des trois distinctions existantes : 28 ont obtenu l’appellation « CAP Cit’ergie » et 36 le grade supérieur de « Cit’ergie ».

La Collectivité urbaine de Dunkerque et la Ville de Besançon ont quant à elles décroché le « Cit’ergie Gold ». A ces primés s’ajoutent 65 autres candidates qui se sont engagées dans ce processus. « Ces 131 collectivités représentent une population de 15 millions de personnes, souligne Bruno Léchevin, président de l’Ademe. Malgré son exigence, cette démarche plait. Nous avons su adapter l’outil à son public. »

Si une entité souhaite se lancer dans cette labellisation, elle doit se tourner vers les Directions régionales de l’Ademe. Après une étude de sa situation énergétique et un temps de réflexion, elle pourra signer une convention de partenariat. « Nos antennes offrent un accompagnement technique, un soutien financier et l’animation d’un réseau d’échange entre les collectivités engagées », indique l’agence publique. Chaque participant est ainsi assisté d’un conseiller Cit’ergie. Ce dernier s’appuie sur un catalogue européen d’actions pour guider les pouvoirs publics locaux dans six domaines : le développement territorial ; le patrimoine immobilier ; les ressources en eau, en énergie, et en assainissement, la mobilité, l’organisation interne, ainsi que la coopération et la communication. « A l’image d’un plan climat énergie et qualité de l’air, c’est un socle de réflexion pour bâtir une société respectueuse de l’environnement », observe Agnès Vignot, adjointe au maire de Besançon, chargé de la transition énergétique.

 

Du temps et des hommes

 

Une fois la demande de labellisation déposée, la collectivité fait l’objet d’un contrôle par un auditeur accrédité. Une commission nationale examine ensuite le dossier. « En interne, cet enjeu motive les équipes », remarque Patrice Vergriete, président de la communauté urbaine de Dunkerque et maire de la ville. Si l’exercice constitue un stimulus intéressant, le sentier de l’écologie n’en reste pas moins long à parcourir. « Depuis 50 ans, chaque majorité à la tête de Dunkerque a tenu compte de ces questions. La situation actuelle de la ville résulte de cette attention », précise-t-il. Par ailleurs, les compétences des dites équipes demeurent un point crucial. « Toutes les innovations technologiques sont dépendantes des personnes qui les manipulent. Nous devons continuer à investir dans l’humain. Nous avons besoin d’experts », rappelle Agnès Vignot. Ce système mériterait également de s’étendre à un champ plus large que l’énergie. L’Ademe travaille à un référentiel similaire pour l’économie circulaire.

 

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