En direct

Essonne Un nouveau POS pour Yerres

NATHALIE MOUTARDE |  le 30/05/1997  |  EssonneFrance Droit de l'urbanismeConjonctureCulte

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Essonne
France
Droit de l'urbanisme
Conjoncture
Culte
Espaces verts
Aménagement
Architecture
Urbanisme
Réglementation
Valider

-La municipalité va entreprendre la création d'un «coeur de ville» avec l'aménagement d'un espace vert public de 2 000 m2.

Dès son élection à la mairie de Yerres (Essonne) en juin 1995, Nicolas Dupont-Aignan s'est attelé à un chantier prioritaire : l'élaboration du plan d'occupation des sols. Depuis février 1989, cette ville de 29 000 habitants est en effet soumise au règlement national d'urbanisme, le document précédent ayant été annulé par le tribunal administratif.

Le projet de POS, qui doit être soumis à enquête publique à l'automne, pour une approbation à la fin de l'année, s'articule autour de trois grandes orientations :

La préservation de l'environnement. Le quart du territoire communal (250 ha sur 987 ha) est en effet recouvert d'espaces verts. Yerres présente en outre la particularité d'être dotée de nombreux monuments classés ou inscrits sur la liste supplémentaire des monuments historiques : le château de la Grange, l'abbaye, le château Budé, la propriété Caillebotte...

La création de conditions favorables au développement économique (1). Dans le projet de POS, deux zones sont réservées à l'accueil des entreprises. La première, la Mare-Armée (3,2 ha), est située au nord, à l'entrée de Yerres. « Nous serons l'une des premières communes en Essonne à appliquer l'amendement Dupont, souligne Valérie Lenain, directeur de l'urbanisme et du développement économique. Un plan d'aménagement de l'entrée de la ville prenant en compte toutes les contraintes d'urbanisme du site est intégré au projet de POS. » Au sud, dans la zone de confluence de l'Yerres et du Réveillon, les entreprises pourront s'implanter sur une partie du site du Triton (5 000 m2 sur 12 000 m2), en cours de démolition (« Le Moniteur » du 2 mai 1997, p. 116).

Un développement urbain maîtrisé. « Yerres s'est développée par à-coups, sans cohérence. Surtout depuis 1989, poursuit Valérie Lenain. Le POS va nous permettre d'ordonner l'urbanisme autour du tissu existant, et d'harmoniser le développement urbain avec la capacité de la ville à financer les équipements publics nécessaires à l'accueil de nouveaux habitants. » Première traduction de cette volonté : l'engagement de négociations par le maire avec les promoteurs, en particulier Plurifinance et Stim Bâtir, pour qu'ils révisent leurs projets à la baisse. « En juin 1995, nous avons trouvé 1 200 logements dans les cartons. Certaines opérations étaient prêtes à démarrer avec des permis de construire déjà délivrés ou déposés ; d'autres étaient encore à l'état de projet », remarque le directeur de l'urbanisme et du développement économique.

Le projet de restructuration du centre-ville s'inscrit dans ce nouveau POS. Il vise à créer un lieu de centralité et à résoudre les difficultés de stationnement et de circulation dans le bourg ancien. Dans un premier temps, il s'agit de réaménager le secteur de l'hôpital Calmette en créant deux parkings et leur liaison. Dans un second temps, la municipalité entreprendra la création d'un vrai coeur de ville avec l'aménagement d'un espace vert public de 2 000 m2 entre l'église Saint-Honest et la poste.

L'opération « coeur de ville » est estimée à 20 millions de francs. Son financement sera assuré, d'une part, par un contrat régional à hauteur de 9 millions et, d'autre part, par la vente d'un terrain sur lequel se trouve une école fermée pour des raisons de sécurité. La rue de l'Abbé-Moreau sera prolongée jusqu'à la rue de l'Abbaye, en prolongement de l'avenue Charles-de-Gaulle. Les travaux pourraient démarrer au début de 1998.

(1) A Yerres, le produit de la taxe professionnelle s'élève à 11 millions de francs contre une moyenne de 20 millions pour les communes franciliennes de la même strate.

La restauration de la propriété Caillebote

Le mois prochain démarreront les travaux de confortation de l'Orangerie, l'une des dépendances de la propriété du peintre impressionniste Gustave Caillebote, rachetée par la commune en 1973. Au début de 1998 suivra la restauration du Casin, un bâtiment inspiré des villas italiennes des XVIe et XVIIe siècles. Il est également prévu de rénover la « Ferme Hornée », qui accueille un centre de loisirs communal, et le parc, d'une superficie de 7 ha. Ce projet est globalement estimé à 30 millions de francs. La ville, qui bénéficiera de subventions de la direction régionale des affaires culturelles et du conseil général de l'Essonne, à hauteur de 60 % environ, a décidé de dégager, chaque année, de son budget d'investissement, un million de francs pour la restauration du site.

PHOTO : la propriété Caillebote

%%GALLERIE_PHOTO:0%%

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil