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Espaces verts : des machines plus respectueuses de la nature au Sima
Entretien des fosses - © © Noremat

Espaces verts : des machines plus respectueuses de la nature au Sima

Laurent Miguet |  le 24/02/2015  |  Aménagements extérieursBâtiment

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A l’occasion de sa 76ème édition, le Salon international du machinisme agricole accueille pour la première fois un hall dédié aux espaces verts, du 22 au 26 février à Paris-Nord Villepinte.

Avec son hall dédié aux espaces verts, le Salon international du machinisme agricole (Sima) révèle cette année un mouvement engagé de longue date : « De nombreux exposants comme John Deere, Amazon ou Nicolas présentaient déjà une offre dédiée aux espaces verts dans les précédentes éditions. En 2013, l’enquête réalisée auprès des visiteurs avait révélé une demande spontanée d’un hall dédié. La sectorisation de l’offre a suscité l’arrivée de nombreux exposants nouveaux », se félicite Martine Degrémont, directrice du salon biennal.

Accélérateur

Cette rencontre entre machinisme agricole et espaces verts laisse-t-elle présager des nouveaux modes de fabrication des paysages ruraux, plus respectueux des milieux naturels ? A première vue, cette tendance ne saute pas aux yeux, dans la liste des deux médailles d’or (Claas, John Deere), des trois médailles d’argent (Berthoud, John Deere, Kverneland Group) et des 18 autres innovations citées le 27 novembre dernier, lors de la proclamation des Sima Innovation Awards 2015, même si un lien existe entre paysage et maîtrise des pulvérisations (Berthoud). La sécurité des hommes, la productivité, les économies d’énergies restent les thèmes le plus souvent mis en valeur.

Pourtant, les militants de l’agroforesterie s’attendent à un déclic technologique auquel contribuent plusieurs exposants présents au Sima : « La valorisation de la biomasse agroforestière passe par des machines spécifiques, pour la récolte comme pour le stockage. Traiter 10 km de haie avec une épareuse, c’est cher. Avec une tête récolteuse, ça rapporte, sans nuire aux abeilles. Kirogn, Noremat, Rabaud et Serrat font partie des pionniers capable de donner un gros coup d’accélérateur », estime Alain Canet, président de l’association française de l’agroforesterie.

Gisement d’énergies

Les machines présentées par Kirogn et Rabaud visent les hautes branches : « Nos lamiers d’élagage s’adaptent désormais aux pelles comme aux chariots télescopiques ou aux nacelles », précise Patrice Sansonnet, attaché de direction de l’entreprise charentaise qui expose les machines sur les stands de ses distributeurs, dont Rousseau. Le vendéen Rabaud, avec ses propres couleurs,  présente son offre de mécanisation du traitement des taillis avec des grappins coupeurs, plus sélectifs que les tronçonneuses : « Nos outils évoluent soit vers les matériels plus petits, soit au contraire plus gros », annonce Damien Gauthier, responsable marketing.

Christophe Bachmann, dirigeant du Lorrain Noremat, fait partie des industriels les plus convaincus de la nécessité d’accompagner par la technologie la reconquête de la qualité paysagère et écologique de l’agriculture. « L’entretien des fossés et leur valorisation énergétique, dans un rayon de 20 à 30 km, apportera une source de revenus et d’emplois nouveaux, tout en facilitant la maintenance du drainage nécessaire aux exploitations, à la prévention des crues, à la lutte contre les plantes invasives et à la réduction des nitrates, sans parler de la plus-value esthétique. En Alsace, ces techniques douces présentent également l’avantage de préserver le grand hamster », s’enthousiasme l’industriel, fort du retour de plusieurs expériences pilote associant des agriculteurs et des collectivités.

Encore timides, mais prometteuses, ces évolutions donnent corps à la conviction de Frédéric Vigier, conseiller technologique du Sima et délégué à l’expertise à la direction des partenariats industriels de l’Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) : « La technologie ne s’oppose pas à la nature. Certes, la mécanisation a éloigné l’agriculteur de la terre et des animaux. Mais elle a aussi restitué aux agriculteurs une vision aussi précise qu’autrefois, lorsqu’ils travaillaient sur de toutes petites parcelles ».

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