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Equipements de protection La sécurité au travail dope Sperian
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Equipements de protection La sécurité au travail dope Sperian

JULIEN BEIDELER |  le 12/09/2008  |  ConjonctureTravailEntreprisesInternationalFrance entière

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Sperian, ex-Bacou-Dalloz, profite de la bonne tenue du marché des équipements de protection individuelle (EPI) et rachète la société britannique Combisafe.

La morosité de l’économie mondiale a peu affecté les résultats semestriels de Sperian, ex-Bacou-Dalloz depuis juillet 2007. Certes, le spécialiste de la protection individuelle des personnes (6 200 salariés), a souffert de la faiblesse du dollar. Mais ses dirigeants restent confiants : « La protection des personnes est un marché assez décorrélé du contexte économique », constate Henri-Dominique Petit, P-DG du groupe. « La sécurité des personnes au travail devient un facteur de compétitivité pour les entreprises et partout dans le monde, les réglementations se renforcent. »

Mise sur l’innovation

Groupe très internationalisé, Sperian s’applique à suivre une stratégie de croissance profitable notamment dans les pays émergents : agrandissement des moyens industriels au Brésil, investissement technologique en Chine (gants trempés). Sur les marchés développés comme la France, le groupe veut séduire le client final et mise sur l’innovation. Sans délaisser pour autant son circuit de distribution classique. « Pour nous démarquer de la concurrence et innover, nous devons être au plus près des utilisateurs et concevoir nos produits en collaboration avec eux. » Et le P-DG du groupe de rappeler le contrat signé avec Vinci Construction France pour l’équipement de ses salariés en vêtements siglés « Timberland Pro » (« Le Moniteur » du 22 février 2008, page 100). « Dans notre secteur, les parts de marché ne se gagnent pas chez les distributeurs mais chez les clients finaux », ajoute-t-il. A noter que Sperian innove également côté services. Le groupe présentera au salon Expoprotection (du 4 au 7 novembre prochains à Paris-Nord Villepinte) « VeriPro », service d’aide aux programmes de protection auditive dans les entreprises.

Avec une dizaine de familles d’équipements de protection, Sperian présente un des catalogues les plus exhaustifs et sa part de marché mondiale tangente les 10 %. Historiquement, le secteur rassemble plutôt de petits industriels spécialisés dans une gamme de produits. Mais la consolidation s’accélère : en 2007, Sperian a acquis le spécialiste norvégien de la protection antibruit, Nacre, tandis que l’américain 3M finalisait un accord avec la société Aearo Technologies. S’agissant des cibles de croissance externe potentielles, Henri-Dominique Petit ne transige pas avec ses critères financiers : une marge d’Ebit supérieure à 10 % et une valorisation des cibles moyennes comprise entre 8 et 10 fois l’Ebitda. En parallèle et après quatre années de développement de groupe à l’international, le P-DG prépare sa succession. A cet effet, Brice de La Morandière, dans le groupe depuis 1997, vient d’être promu directeur général adjoint en charge des directions opérationnelles et financières. Pour le remplacer dans les fonctions qu’il occupait auparavant, Alain Locqueneux rejoint Sperian en tant que directeur des activités de protection du corps et Jérôme Ronze devient directeur administratif et financier.

1 milliard d’euros

Le chiffre d’affaires que Sperian estime pouvoir atteindre en 2009 avec une marge opérationnelle d’environ 15 % (hors effets des acquisitions). Ce qui suppose pour le groupe de grignoter encore quelques parts de marché mondiales pour atteindre 10 %.

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« Se développer sur les segments à haute valeur ajoutée »

Henri-Dominique Petit, P-DG de Sperian

Avec l’achat, en cours de finalisation, de la société Combisafe, Sperian joue la carte de la protection collective et plus seulement individuelle. Un virage stratégique ?

L’acquisition de Combisafe permet à Sperian d’élargir sa gamme de produits de protection dans le domaine de l’antichute et de la sécurisation des travaux en hauteur. Aux équipements individuels que nous proposions – harnais, ancrages, lignes de vies… –, nous ajoutons des dispositifs de protection collective comme les filets, plates-formes suspendues... Ce n’est donc pas un virage stratégique mais bien une opération en phase avec notre volonté de nous développer sur les segments à haute valeur ajoutée.

Ressentez-vous concrètement une meilleure prise en compte de la sécurité dans le BTP ?

C’est indéniable. Les entreprises du BTP ont compris que la sécurité n’était pas un fardeau mais un facteur de compétitivité. Le confort et la sécurité au travail sont devenus des arguments essentiels pour séduire les jeunes recrues dans un secteur toujours en tension de recrutement. Par ailleurs, les compagnies d’assurance d’une part et les caisses de l’assurance maladie d’autre part mettent la pression sur les entreprises.

Vous avez indiqué que les prix de vos produits allaient augmenter. Pourquoi et dans quelles proportions ?

Nous allons effectivement pratiquer des hausses de prix ciblées. Nous l’avions déjà fait l’an passé et il s’agit toujours de compenser l’inflation des matières premières.

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