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Eolien en mer : une
Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie. - © © Engie

Eolien en mer : une "vraie marge de manœuvre" dans les négociations selon Isabelle Kocher (Engie)

le 27/04/2018  |  ConjonctureEnergies renouvelablesEolien

En marge d'une conférence de presse, la directrice générale d'Engie, Isabelle Kocher, s'est exprimé sur la renégociation des tarifs de l'électricité produite par les futurs parcs éoliens marins.

La directrice générale d'Engie, Isabelle Kocher, a estimé le 26 avril qu'il existait "une vraie marge de manœuvre" dans la renégociation avec le gouvernement des tarifs de l'éolien en mer, pour six parcs en projet dans la Manche et sur en Atlantique.

"Nous avons adopté une posture, dans cette affaire, d'ouverture", a-t-elle déclaré à des journalistes en marge d'une conférence de presse. "Nous sommes capables de proposer des ajustements, des améliorations des paramètres économiques du projet", a-t-elle assuré, estimant qu'il y avait "une vraie marge de manœuvre, de négociation" grâce aux améliorations technologiques dans ce domaine.

Création d'une filière locale

Les six projets de parcs avaient été attribués au français EDF (au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer, et de Saint-Nazaire), à l'espagnol Iberdrola (près de Saint-Brieuc) et à un consortium mené par Engie (au large de Dieppe-Le Tréport et d'Yeu-Noirmoutier), à la suite de deux appels d'offres en 2012 et en 2014. L'Etat avait accepté de racheter l'électricité de ces futurs parcs à un tarif situé autour de 200 euros le MWh mais veut maintenant revoir ces prix à la baisse.

"Ces projets éoliens offshore en France ont une caractéristique: il a été décidé d'en faire des projets qui donnent lieu à la création d'une filière industrielle locale, installée en France, a rappelé Isabelle Kocher. Donc dans le coût de l'énergie, il y a le coût de la mise en œuvre de ces usines." Et de s'interroger : "Est-ce qu'il y a là aussi des optimisations possibles dans la façon de mettre en œuvre ces filières industrielles?"

Annulation des appels d'offres en cas d'échec

Les négociations, pilotées par l'ancien président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Gérard Rameix, doivent déboucher d'ici à juillet. En cas d'échec, le gouvernement envisage d'annuler les appels d'offres et de les relancer dans la foulée. Isabelle Kocher a mis en garde contre une annulation, un choix qui ne serait "pas bon pour la réputation du pays" et "pas de nature à attirer de nouveau, à de prochaines occasions, les meilleurs"

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