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Environnement-BTP-communication La Générale des eaux définit ses choix

MICHEL OCTERNAUD |  le 20/06/1997  |  EntreprisesMaison individuelleEnvironnementCommunicationSanté

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-Le groupe affiche ses ambitions, principalement dans le développement international des métiers de l'environnement et du « nouveau monde des télécoms ». -La part du pôle construction, mécaniquement, va se réduire.

Avec 1,95 milliard de francs de résultat net part du groupe en 1996 (contre une perte de 3,7 milliards en 1995), pour un chiffre d'affaires de 165,9 milliards (contre 162,9 en 1995), le groupe Générale des eaux renoue avec les profits, même si ce résultat reste marqué par l'exceptionnel (plus-values de cessions, conséquences comptables de la réorganisation de l'eau, provisions immobilières).

Lors de l'assemblée générale du groupe, le 11 juin, le président, Jean-Marie Messier, a précisé que « l'année 1997 devrait permettre d'amplifier les progrès enregistrés en 1996 ». L'ampleur des efforts engagés devraient porter le résultat net à un niveau « d'au moins 5 milliards de francs », l'endettement en fin d'année autour de 32 milliards de francs (contre 52 milliards fin 1995) et les fonds propres à environ 43 milliards (hors intérêts minoritaires). Le tout pour un chiffre d'affaires qui bondira à 185 milliards, avec les 30 % acquis chez Havas.

Les fruits de la restructuration du BTP, de l'immobilier et de l'eau

Ces performances seront le fruit en particulier du retour des activités du pôle construction vers l'équilibre, malgré la grande morosité des marchés. Les réorganisations lourdes engagées chez CGIS et SGE permettront à leur résultat d'exploitation de revenir à un niveau proche de l'équilibre : la CGIS a réduit ses pertes opérationnelles de plus de moitié en 1996, à - 1,3 milliard de francs, son objectif étant d'approcher l'équilibre en 1998. Le résultat d'exploitation sera positif en 1997 dans le secteur de la maison individuelle et dans la promotion immobilière au travers de George V (au moins 100 millions de francs). Tandis que la SGE (plus de 52 milliards de francs de chiffre d'affaires) devrait enregistrer un bénéfice de plus de 300 millions en 1997.

En outre, Jean-Marie Messier a annoncé qu'une « vaste réflexion avait été engagée sur la réorganisation des activités eau. Les orientations de notre projet qui va être débattu avec les partenaires sociaux visent à rationaliser nos structures aujourd'hui trop nombreuses et trop hétérogènes, à renforcer la décentralisation des responsabilités au niveau régional, à mettre en place des centres de services clients plus performants... »

« Grâce à l'ensemble des efforts permettant d'améliorer les résultats, a souligné Jean-Marie Messier, notre capacité d'autofinancement, en progrès de 40 % en 1997, atteindra 10 milliards et notre marge d'autofinancement devrait sensiblement dépasser 20 milliards (...). Le groupe sera en ordre de marche à la fin de l'année, désendetté, réorganisé, recentré ».

La Générale des eaux sera concentrée sur ses trois compétences principales, à confirmé le jeune président :

L'environnement (eau, énergie, propreté, transports), pôle « qui devrait durablement représenter environ la moitié de l'activité du groupe, comme de ses résultats ». Jean-Marie Messier a clairement évoqué le choix de l'ambition internationale pour les métiers de l'environnement (35 milliards de chiffre d'affaires à l'étranger font du groupe le numéro un mondial) : « Nous devrions pouvoir, dans les année à venir, soutenir une croissance à deux chiffres par an pour l'ensemble de nos métiers liés à l'environnement. »

La construction (l'immobilier CGIS et le BTP avec SGE), « dont le poids devrait être rapidement ramené à 25 % de l'activité globale du groupe sous le double effet mécanique de la croissance plus rapide des autres métiers et de la prudence qui est désormais la règle sur ces marchés à risques, notamment dans l'immobilier ».

La communication (télécommunications et multimédia au travers de Cegetel et d'Havas) « qui représentera, d'ici à l'an 2000, 25 % de l'activité totale avec une contribution aux résultats encore supérieure ». Ce secteur constitue un autre grand axe stratégique du groupe : la communication, qui ne représentait que 2 % du chiffre d'affaires global en 1995, grimpera à 15 % cette année (grâce à l'intégration des 30 % de participation dans Havas) et à 25 % en l'an 2000. « Nous sommes prêts à nous développer dans ce nouveau monde des télécoms au sein duquel la convergence du téléphone fixe et mobile (téléphone universel) est une réalité proche, de même que la convergence téléphone-informatique est certaine. Mais nous devons également anticiper sur le prochain mouvement : celui du rapprochement des télécoms avec le monde de l'image... »

PHOTO : Jean-Marie Messier. Jean-Marie Messier Président de la Générale des eaux

GRAPHIQUE : TROIS GRANDS POLES AUX PERSPECTIVES INEGALES. Le poids de la construction va baisser au profit de l'environnement et de la communication.

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