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ENTRETIEN MAURICE TORDJMANN « Un marché réactif, voire nerveux »

PIERRE DELOHEN |  le 14/02/1997  |  ConjonctureImmobilierCollectivités locales

Sur la base de nouvelles statistiques, le président de la FNAIM du Rhône analyse les tendances des marchés immobiliers.

En quoi la chambre du Rhône est-elle une « chambre pilote » ?

maurice tordjmann.

Nous avons l'habitude de proposer de nouveaux services au grand public et à nos adhérents qui sont 162 dans le département, plus 15 succursales. Après avoir mis en place la commission paritaire de médiation de la copropriété du Rhône, nous préparons deux services inédits : FNAIM Protection et les statistiques FNAIM. Dès le printemps prochain, la FNAIM du Rhône proposera aux particuliers un système de téléprotection à distance des biens pour 205 francs par mois.

Et pour les statistiques ?

Conçues comme un outil réactif au marché, et calculées sur la base des données recueillies par le 36.15 FNAIM - 5 000 offres et 20 000 consultations mensuelles -, elles permettront de dégager en temps réel des tendances significatives rapportées à une base 100 sur le marché immobilier depuis 1994. Ces indicateurs mesureront le renouvellement des offres, le taux de concrétisation, le délai de vente et le prix moyen du mètre carré.

Quelles sont les tendances lyonnaises pour le premier trimestre 1997 ?

Le marché des maisons est plus stable et semble plus actif. Sur les trois dernières années, le délai de vente s'est raccourci et, si le taux de concrétisation s'est élevé, cela provient d'un plus faible renouvellement des offres. Ce phénomène a d'ailleurs généré une hausse sensible des prix fin 1995-début 1996. Depuis, le marché s'est rééquilibré pour aboutir à un maintien global des prix sur la période 1994-1996.

Où en est le marché des appartements ?

Les courbes reflètent une sensibilité certainement plus grande de l'immobilier urbain à la conjoncture économique. Les indicateurs sont relativement stables. La baisse des prix de 9 % a permis le maintien du taux de concrétisation. Les marchés de la vente sont restés relativement calmes en 1993 et au début de 1994 pour se raffermir fin 1994. Une rechute a compromis les résultats enregistrés au milieu de 1995. Depuis, l'amélioration semble régulière. On notera que ces marchés sont réactifs, voire nerveux : une amélioration de la conjoncture sur le trimestre se traduit rapidement par une hausse des prix, corrigée aussitôt par un renouvellement des offres qui entraînent un rallongement du délai de vente et une restabilisation des prix !

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