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Entretien FRANCOIS GOVEN « Des opérations lourdes pour les monuments antiques du Sud »

JEAN-MARC MATALON |  le 10/10/1997  |  Collectivités localesPatrimoineCultureArchitectureMaîtrise d'œuvre

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Le conservateur régional des monuments historiques déplore le peu de professionnels agréés.

Le ministre de la Culture a annoncé son intention de lancer un vaste plan de restauration du patrimoine gallo-romain du sud de la France. Comment appréciez-vous cette décision ?

Comme une décision indispensable. Il faut savoir que les grands monuments antiques, notamment ceux de la région Paca, sont globalement en très mauvais état. Nous arrivons à un point où l'entretien général ne suffit plus. Il faut aujourd'hui entreprendre des opérations lourdes pour restaurer un monument comme les arènes d'Arles ou le théâtre antique d'Orange. Ce type d'opération entraîne automatiquement des coûts à l'échelle de ces ouvrages imposants.

C'est pourquoi je ne peux que me féliciter lorsque le ministère évoque le retour à un niveau de crédits équivalent à la situation d'avant 1997, année où les restrictions budgétaires ont diminué de 30 %.

De quoi souffrent exactement ces monuments ?

Les arènes d'Arles, les théâtres antiques d'Orange et de Fréjus ou l'amphithéâtre de Cimiez, pour ne prendre que ces monuments, ont des pathologies communes. Dans la plupart des cas, il s'agit d'une conjonction de plusieurs phénomènes liés au travail du temps et à la pollution. On constate, par exemple, que le système de récupération des eaux est très altéré, voire inexistant. La structure souffre considérablement sous les chocs thermiques.

En outre, les nitrates et les sulfates, véhiculés par le ruissellement des eaux pluviales, pénètrent dans la pierre et provoquent éclatements et dégradations.

J'ajoute que ces monuments sont très utilisés, ce qui n'arrange rien. A Arles, par exemple, la fréquentation du public tout au long de l'année s'additionne aux effets des aménagements réalisés pour la pratique de la tauromachie (1).

Sur ce monument, la ville d'Arles et l'Etat ont lancé une étude de restauration et de programmation. Conduite par Alain-Charles Perrot, l'architecte en chef des Monuments historiques, cette étude devrait déboucher sur le lancement d'un chantier phare en 1998 ou 1999.

Ce type d'opération s'élèvera sans doute à plusieurs dizaines de millions de francs.

Quels types de travaux allez-vous commander ?

La restauration monumentale fait appel à des entreprises ayant une qualification spécifique, consacrant un savoir-faire et des techniques très particulières. Or, dans la région Paca, seulement une dizaine de professionnels disposent du label « Monuments historiques ». Dans le même temps, nous aurons besoin de l'intervention des métiers « classiques » : plomberie, électricité, alarme...

Enfin, nous allons rechercher des sociétés disposant d'une haute technicité pour intervenir sur les structures, en particulier au niveau du montage de gradins.

(1) Les arènes romaines ont été équipées d'une antenne chirurgicale et d'une boucherie ultramodernes.

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