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Entreprises familiales Le logement social et l'export pour survivre

MICHEL OCTERNAUD |  le 17/01/1997  |  EducationLogement socialAssociationsLogementEurope

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-La profession veut enrayer la crise qui décime la population des entreprises familiales.

A la tête de l'Association des entreprises indépendantes de construction (AEIC), créée voici deux ans, Jean Dezellus est déterminé à sauver une « espèce en voie de disparition : l'entreprise familiale de taille moyenne » : un combat mené en concertation avec les organisations professionnelles du bâtiment et des PME. « Nous avons créé au sein de l'Association un groupe de travail, explique Jean Dezellus, afin de monter des projets de construction de logements sociaux. Cette action est conduite dans le cadre du financement d'opérations expérimentales lancées par la direction de l'habitat et de la construction, en liaison avec les directions régionales de l'équipement. Les représentants du ministère ont exprimé un avis favorable pour une participation active des entreprises moyennes à la politique en faveur du logement social. »

Des projets dans l'ex-Yougoslavie

Autre planche de salut pour les moyennes indépendantes : travailler hors frontières. « Notre bilan est positif, note Jean Dezellus. Nous avons mené avec succès deux missions en Croatie et en Bosnie-Herzégovine, subventionnées par l'Actim (Agence pour la coopération industrielle, technique et économique). Elles ont permis d'instaurer un dialogue constructif avec les autorités politiques, les entreprises locales. Un bureau de l'AEIC a été ouvert à Zagreb. Un groupe d'entreprises, membres de l'Association, est en cours de formation pour étudier des projets de construction ou de réhabilitation identifiés, notamment dans le secteur hôtelier à Dubrovnik et à Sarajevo. La Coface doit couvrir la prospection en Croatie et la Société générale y concourir en apportant son parrainage. »

Les entrepreneurs sont prêts à mener à bien d'autres projets. « Mais encore faut-il, conclut Jean Dezellus, que l'AEIC trouve les moyens d'assurer ses propres frais de fonctionnement et que les entreprises puissent faire face aux dépenses commerciales. Les coûts de prospection, puis des frais d'étude, ne peuvent être assurés par leurs capitaux propres souvent fragiles. C'est pourquoi les pouvoirs publics doivent assouplir les règles d'accès au crédit. La nouvelle Banque du développement des PME («Le Moniteur» du 3 janvier, p.13) pourrait sans aucun doute oeuvrer dans cette direction, en liaison avec les organismes spécialisés : DREE, Coface... »

L'AEIC en chiffres

Huit entreprises : Bertrand Bâtiment (Hauts-de-Seine), Boutillet (Vienne), Chambon-Dezellus (Seine-Saint-Denis), Devillette et Chissadon (Hauts-de-Seine), Hervé (Yvelines), Mas (Pyrénées-Atlantiques), Mazzotti (Hauts-de-Seine) et SMGT (Essonne). Un certain nombre d'entreprises se sont retirées de l'association volontairement, ou après avoir été rachetées par d'autres entreprises, ou bien encore après avoir disparu.

Chiffre d'affaires HT : environ 2,2 milliard de francs.

Effectif global : 300 salariés.

Photo : Jean Dezellus, président de l'AEIC,

invite les pouvoirs publics à assouplir les règles d'accès au crédit.

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