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Enjeux stratégiques pour les matériaux

R. G. |  le 11/03/2011  |  NordCollectivités localesSeine-MaritimeFrance entièreEurope

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Axe Seine -

D’ici à 2020, la logistique d’approvisionnement en matériaux de construction du Bassin parisien aura radicalement changé. Le port de Rouen entend en profiter.

Régis Soenen, directeur du domaine et de l’action territoriale au Grand port maritime de Rouen (GPMR) plante ainsi le décor : « L’Ile-de-France consomme 30 à 33 millions de tonnes par an de matériaux de construction en moyenne, dont 14 millions de tonnes sont importés et 4 millions de tonnes proviennent de Haute-Normandie, pour 80 % d’origine alluvionnaire. Pour pallier l’épuisement programmé des carrières, nous estimons qu’en 2020 les besoins franciliens s’élèveront à 5 millions de tonnes par an, côté importations, et nous nous y préparons. Majors du BTP comme indépendants, tous les opérateurs ont des projets en matière de logistique le long de l’axe Seine. »
Pour répondre à ces nouveaux besoins, deux sources sont possibles. D’une part, les granulats marins extraits le long des côtes anglaises ou françaises, avec les allers et retours de dragues aspiratrices que cela implique. D’autre part, le recours à des navires autodéchargeants de grande capacité, transportant des matériaux d’origine éruptive produits en Norvège ou Ecosse notamment.

Passer à la vitesse supérieure

Troisième élément à prendre en compte : le chantier phare du GPMR (180 millions d’euros) qui, en trois phases d’ici à 2015 (enquête publique au premier semestre 2011), permettra d’araser les points hauts du chenal de la Seine. « Les six millions de mètres cubes dragués devraient fournir de 1 à 1,5 million de tonnes de matériaux sur plusieurs années », estime Régis Soenen.
Dans ce contexte, tous les acteurs fourbissent leurs armes et le GPMR n’entend en privilégier aucun. Cemex semble avoir pris une certaine avance.
Les travaux du futur centre de transit de Port-Jérôme (12 millions d’euros) à Saint-Jean-de-Folleville (Seine-Maritime), construit en partenariat avec GSM (Italcementi), devraient s’achever dans les six mois. Objectif annoncé : 500 000 t/an de granulats marins. Le même groupe a acquis, en octobre, Casema (Carrières de Seine-Maritime), un indépendant basé à Vateville-la-Rue (Seine-Maritime) avec ressources alluvionnaires et… appontement maritime.
D’autres grands noms (Lafarge, Holcim, Vinci…) voudraient passer à la vitesse supérieure. Dès avril, le GPMR devrait annoncer l’aménagement d’un terminal public à Petit-Couronne, dans l’agglomération rouennaise. Un second pourrait suivre.

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