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Energies renouvelables : l’AIE presse les gouvernements de faire plus

La rédaction d'Enerpresse |  le 30/09/2008  | 

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Le problème est simple. Pour réduire suffisamment l’impact climatique de notre production d’énergie, nous devrons, collectivement, produire la moitié de notre électricité à partir de sources renouvelables à l’horizon 2050. Le propos n’est pas celui d’un écolo utopiste. Il a été tenu, lundi, par le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

En présentant la nouvelle étude de l’agence (Deploying Renewables : Principles for Effective Policies), Nobuo Tanaka, directeur de l'agence, a surtout voulu rappeler aux gouvernements des pays industrialisés (représentés au sein de l’OCDE et donc de l’AIE) et des grands pays en développement (regroupés dans le BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, ndlr) qu’il était grand temps de mettre en oeuvre des politiques incitant fortement à l’équipement en "renouvelables". Car, le potentiel, lui, ne fait plus aucun doute.

Selon les dernières estimations de l’agence de l’OCDE, les pays membres de l’AIE et du BRICS produisent environ 2 400 TWh/an de courant à partir d’énergies renouvelables, soit près de quatre fois moins que la production atteignable d’ici à 2020. Après avoir méthodiquement analysé les politiques nationales de 35 pays, l’AIE propose cinq principes pour accélérer le déploiement des "énergies vertes" dans les années qui viennent.

Les leviers

Tout d’abord, lever toutes les barrières non-économiques, telles les difficultés de raccordement au réseau, le manque d’information ou l’acceptation par le public. L’AIE milite aussi pour la mise en place d’un contexte incitatif pour les investisseurs. Plus étonnant, l’Agence préconise aussi des aides "transitoires" ayant vocation à disparaître dans le temps. L’institution parisienne ne renie plus les aides octroyées en fonction de la maturité des filières. Ou comment remettre les tarifs d’achat au goût du jour. Sans oublier, bien sûr, d’intégrer au coût final du kWh le prix du développement à grande échelle des ENR. Bref, comme l’a rappelé Nobuo Tanaka : "les gouvernements doivent agir rapidement". Cela leur sera d’autant plus facile qu’ils ont désormais le mode d’emploi.

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