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Energies marines renouvelables : Brest veut devenir le Bremerhaven français
L' éolienne offshore « Haliade 150 » d'Alstom - © © Alstom

Energies marines renouvelables : Brest veut devenir le Bremerhaven français

Guillaume Maincent |  le 10/04/2013  |  EuropeMancheFrance Finistère

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C’est ce qui s’appelle saisir la balle au bond : profitant de l’ouverture, mercredi 10 avril à Brest, de Thétis EMR, convention d’affaires sur les énergies marines renouvelables, la cité navale a voulu montrer qu’il n’y aurait pas d’EMR françaises sans elle.

On le sait, Brest dispute à Cherbourg, le Havre et Saint-Nazaire le titre de hub national pour ces filières. Mardi, élus et décideurs économiques brestois ont présenté à notre confrère Enerpresse les prémisses de ce qui pourrait bien être l’équivalent français de Bremerhaven, site portuaire du nord de l’Allemagne d’où partent les éoliennes offshore de nombreux clients européens. Un site qui, sur le Vieux continent, n’a de semblable qu’Ejsberg, au Danemark.

À l’Est du port brestois, quelque 36 hectares de lande offriront, en 2016, un espace propice à la réception, l’assemblage et l’expédition de gros composants éoliens offshore. C’est en ce sens qu’il faut parler de « hub » : aucun composant lourd n’y sera fabriqué – à l’exception peut-être des jackets, si STX et Eiffage confirment leur intérêt.
Le site réceptionnera différentes pièces usinées ailleurs, pour les stocker, les assembler, et les expédier sur les champs lauréats des appels d’offres français. Et, au-delà, à l’export.
Un espace sera réservé aux éoliennes flottantes du projet Winflo, commun à DCNS et Nass & Wind. Turbines d’Alstom made in Saint-Nazaire et pales made in Cherbourg y convergeront aussi, si le groupe venait à ne pas retenir les sablières de Montoir, à deux pas de sa future usine ligérienne, comme hub d’assemblage pour ses machines sous mandat d’EDF EN.

Efforts déployés pour développer une filière

À Brest, on met en avant deux atouts phares : un foncier important (14 ha supplémentaires seront gagnés sur la mer), et une volonté politique de fer. « Nous ne sommes plus dans la préparation, mais dans l’action. Quoi qu’il arrive, ce polder va se faire ; l’étude d’impact sera déposée en octobre » martèle Gérard Lahellec, vice-président de la Région, maître d’ouvrage de ce projet à 134 millions d’euros. Pour Brest, le défi logistique est plus dur qu’à Bremerhaven : le marnage atteint 7 m, ce qui interdira tout transbordement à l’horizontale. Sauf à contraindre les bateaux livreurs de faire des ronds dans l’eau en attendant la prochaine marée, il faudra opérer à la grue. Donc aménager des surfaces à quai capables d’encaisser 15 tonnes/m2.

Autre complication : Brest est une ville pentue, et hors de question de véhiculer des pièces de 800 tonnes en camion multi-essieux à plus de 2 % de déclivité. Mogens Nielsen, directeur pour la France du transporteur Blue Water Shipping, apprécie cet effort territorial pour bâtir une filière industrielle : « Les Anglais ont créé une filière éolienne offshore, mais sans adapter leurs ports. Les Français ne font pas cette erreur. »

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