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Energie renouvelable Le photovoltaïque primé grâce à l’étanchéité

le 01/02/2007  |  Deux-SèvresRéalisationsEnergies renouvelablesConjonctureEnergie

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Une étanchéité intégrant des capteurs solaires photovoltaïques couvre un supermarché sur environ 2 000 m2. Capable de produire 91 000 kWh par an, le système profite de tarifs d’achat de l’électricité privilégiés grâce à une installation photovoltaïque intégrée au bâti.

Jacky Barriet, propriétaire du magasin Super U de Thouars (Deux-Sèvres), est fier de sa réalisation. Il vient de faire poser une des plus importantes installations de capteurs solaires photovoltaïques de France. 2 000 m2 de modules photovoltaïques intégrés à une membrane d’étanchéité synthétique recouvrent le versant sud de la toiture du nouveau magasin actuellement en construction.

D’une puissance de 85 kWc (*), l’installation doit permettre de produire 91 000 kWh par an. L’intégralité de la production sera injectée dans le réseau et vendue à EDF à raison de 55 centimes d’euros le kWh. « Nous prévoyons d’amortir le surcoût lié aux capteurs photovoltaïques sur 12 ans », indique Jacky Barriet. Il reconnaît d’ailleurs avoir pris un risque au lancement du projet début 2006. L’arrêté du 10 juillet 2006 fixant les conditions d’achat de l’électricité a fait apparaître des gains inespérés pour le propriétaire du magasin. Le tarif d’achat est ainsi passé de 15 centimes à 30 centimes d’euro, auquel s’est ajoutée une prime de 25 centimes du fait que la solution est intégrée au bâti. Les capteurs qu’il a retenus pour son projet sont en effet insérés dans une membrane d’étanchéité synthétique (EVA et PVC). Ils assurent ainsi, outre la production d’électricité, une fonction technique essentielle : la couverture du bâtiment.

Lancé sur le marché français en 2003 par l’allemand Alwitra, Evalon-Solar est « pratiquement mis en œuvre comme une membrane traditionnelle », explique Khalid Bachiri, responsable technique export chez Alwitra. Des lés de 6 m de long et 1,55 m de large sont déroulés sur l’isolation de la toiture et fixés mécaniquement sur les bacs aciers. Ils sont ensuite soudés à l’air chaud avec des bandes de recouvrement d’environ 11 cm.

Des capteurs légers. Conformément aux recommandations du fabricant, la pose de la membrane ne peut être réalisée lorsque la température descend en dessous de 5°C. Entre 5 et 10°C, elle implique des dispositions particulières (stockage des lés à une température minimale). Côté électricité, les câbles sont passés dans l’isolant et le raccordement électrique aux disjoncteurs et aux onduleurs est réalisé sous le bac acier de la toiture. En comparaison avec des systèmes photovoltaïques « en dur » (panneaux sur cadres métalliques), la membrane ne présente aucune prise au vent et ne pèse que 4,3 kg/m2. « Alors que la charpente métallique était déjà dimensionnée, il était difficile d’envisager une solution qui aurait remis en cause la structure du projet », avoue Jacky Barriet. Les capteurs choisis sont légers, mais ils ont mobilisé une surface de toiture conséquente. Les cellules solaires appliquées en couches minces sur la membrane sont en effet constituées de silicium amorphe. Fournies par l’américain Unisolar, elles sont moins coûteuses que les cellules au silicium monocristallin ou polycristallin, mais ont le plus faible rendement de conversion de l’énergie solaire en énergie électrique d’entre toutes (autour de 7 %). Pour la même puissance, la surface des cellules photovoltaïques aurait été divisée environ par deux en utilisant une technologie à base de silicium monocristallin.

Le procédé intégré au bâti a malgré tout séduit le maître d’ouvrage privé. Cette réalisation fait même déjà des émules. Un projet de toiture photovoltaïque similaire de 8 000 m2 serait en préparation dans le cadre de la construction d’un magasin Hyper U à Saint-Hilaire-de-Riez, en Vendée.

PHOTO - Tech83 voltaic1.eps
PHOTO - Tech83 voltaic1.eps - © dr
DESSIN - Tech83 voltaic2.eps
DESSIN - Tech83 voltaic2.eps - ©
Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : Super U Thouars

Bureau d’études : ACE (Bressuire)

Principales entreprises : Smac (étanchéité), Ineo (électricité)

Montant des travaux : 9 millions d’euros HT, dont 700 000 euros HT pour la partie membrane photovoltaïque ;

Production annuelle des panneaux photovoltaïques : 91 000 kWh/an, soit moins de 4 % de la consommation prévue du magasin ;

Subventions : 116 000 euros (Ademe et région Poitou-Charentes) ;

Surface : 13 000 m2 HON ;

Début des travaux : juillet 2006 ;

Fin des travaux : septembre 2007.

(*) Watt-crête, puissance fournie sous un ensoleillement de 1 000 W/m2 à 25 °C.

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