Energie

Energie : quels sont les enjeux du débat national qui s’ouvrira en mars ?

Mots clés : Télécommunications

Le débat national sur la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) débutera le 19 mars. Les citoyens pourront laisser leurs observations sur une plate-forme web. Différentes formes de réunions seront aussi organisées afin de collecter un maximum d’opinions.

Depuis l’ordonnance du 3 août 2016, le public doit être consulté pour chaque plan national touchant à l’environnement. La Commission nationale du débat public (CNDP) se prépare donc à lancer une session consacrée à la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ce texte décrira fin 2018 le mix énergétique que la France métropolitaine devra atteindre en 2023 et en 2028. L’opération commencera le 19 mars et se terminera fin juin. « Nous sommes plus au moment de l’expérimentation. Nous avons des choix à faire afin d’aboutir à une politique cohérente en terme d’investissement et de formation, assène Jacques Archimbaud, vice-président de la CNDP. Toutes les entreprises et les associations du secteur fourbissent leurs armes. Dans ce contexte, notre rôle est de rapporter les prises de position de chacun, puis d’en tirer quelques recommandations. »

Le débat s’articulera autour d’une plate-forme web. Les visiteurs pourront y déposer leurs avis et leurs questions. Pour se préparer, ils peuvent déjà y consulter plusieurs écrits sur la situation énergétique de la France. Cette bibliothèque sera complétée dans quelques semaines d’une étude de la direction générale de l’Energie et du climat qui résumera l’avancement actuel de l’Hexagone par rapport aux objectifs de la précédente PPE. Ce document évoquera aussi les principaux scénarios étudiés par les pouvoirs publics. « Le gouvernement n’a pas souhaité mettre en discussion une PPE déjà écrite. Toutefois, les scénarios donnent des indications sur la cuisine en cours », observe le vice-président.

 

Réflexions à toutes les échelles

 

Dans les prochains mois, le site accueillera aussi les comptes rendus des manifestations organisées dans le cadre de la procédure. A l’échelle nationale, une commission particulière du débat public, formée de sept personnes d’horizons variés, réunira des experts pour des ateliers thématiques. Ces rencontres chercheront à dresser un état de lieux du pays et à confronter des opinions divergentes. « Tout le monde est le bienvenu dans un débat public, précise Jacques Archimbaud. Les participants doivent représenter l’ensemble de la nation. Nous exigeons toutefois le respect de la courtoisie. » Par ailleurs, 400 citoyens tirés au sort suivront ces échanges. Ils se réuniront le 9 juin pour se prononcer sur une série de questions définies par la commission.

Ces dispositions s’accompagneront de plusieurs rassemblements dans tout le pays. Certaines séances s’attacheront à cerner les spécificités des territoires hexagonaux, à l’image des zones riche en industrie ou les régions rurales. D’autres viseront à recueillir les points de vue d’un public spécifique, tels que les populations précaires ou les jeunes. Ceux-ci seront menés en partenariat avec différents organismes. « Je suis convaincu que les citoyens ordinaires ont des choses à dire, explique le vice-président. Ils payent des factures et remplissent leur réservoir à la pompe. C’est à nous d’aller chercher cette expérience profane. » En outre, la plate-forme proposera un « kit débat ». Les collectivités et les associations pourront l’utiliser pour former leur propre groupe de discussion, à condition de ne pas oublier d’envoyer un compte rendu.

 

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