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Energie : les hôpitaux repensent leur process
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Energie : les hôpitaux repensent leur process

Laurent Miguet |  le 01/06/2012  |  France entièreYonneBâtimentEnvironnementInternational

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Ingénierie hospitalière -

Les 52 e journées d’études des Ingénieurs hospitaliers de France se tiendront les 6 et 7 juin, à Auxerre, sur le thème du développement durable : un défi difficile, surtout dans le domaine de la consommation énergétique.

Partis tard, et de loin, dans la course à la performance énergétique des bâtiments, les Ingénieurs hospitaliers de France (IHF) s’y engagent d’un pas résolu, mais avec des objectifs mesurés. « L’essentiel du gisement d’économies réside dans le process », estime Jacques Roos, président de l’association. Pour des hôpitaux français disposant d’un plateau technique important, les IHF situent la consommation moyenne d’énergie primaire dans une fourchette comprise entre 400 et 600 kWhep/m².an, très loin des référentiels du Grenelle. La qualité des soins et la sécurité des patients dictent les limites de la décroissance : des technologies médicales énergivores s’ajoutent au principe de redondance, indispensable pour assurer la continuité du fonctionnement en cas de défaillance d’une machine ou d’un réseau. Cette règle pénalise les énergies solaire et éolienne, qui sont toujours doublées par une source non renouvelable.

Raisonner en coût global

L’optimisme des IHF se nourrit pourtant de la mutation culturelle post-Grenelle : « Grâce au consensus autour du développement durable, notre tutelle reprend désormais à son compte le raisonnement en coût global », se réjouit Jacques Roos. Premier centre hospitalier construit selon le référentiel haute qualité environnementale, Alès a ouvert la voie en 2011, suivie depuis par Orléans, Gonesse, Marne-la-Vallée, Marseille… « Nous nous étions donnés pour objectif de ne pas accroître nos dépenses énergétiques, alors que nous passions d’un hôpital de 18 000 m² non rafraîchi à un établissement de 35 000 m² entièrement rafraîchi, indique Pierre Rigo, ingénieur en chef. Après un an de fonctionnement, nous tenons le cap. » La performance résulte d’abord de la conception du bâtiment signée Pierre Tourre (Montpellier), RTV (Paris) et Mlodzianowski (Courbevoie). Ensuite de la chaudière bois, capable de couvrir au moins 80 % des besoins en chauffage et eau chaude. Seul bémol : décidé en cours de chantier, le contrôle de l’éclairage, asservi à des détecteurs de présence, souffre de pannes fréquentes.

Gestion technique

A Strasbourg, le bâtiment logistique et administratif de 21 500 m², construit en 2009 par Thalès Architecture et OTE pour les quatre bâtiments du CHU, illustre le potentiel issu d’un process optimisé : une roue enthalpique extrait les calories et les frigories consommées avant de les restituer, chargées d’air neuf, entraînant une économie annuelle de 1 216 MWh ; dans les cuisines, les vapeurs extraites de la hotte offrent 1 183 MWh, après passage par des filtres à graisse et caissons à UV.
A côté de ces exemples phare que les IHF analyseront lors de leur rencontre d’Auxerre, le pôle mère-enfant de la préfecture de l’Yonne, en chantier jusqu’en 2013 (maîtrise d’œuvre : Rémy Butler), illustre la priorité donnée au process : représentant 5 % de l’extension de 12 000 m², les salles médicalisées mobilisent 30 % des besoins énergétiques. Une gestion technique du bâtiment (GTB) en temps réel constitue le cœur du dispositif conçu par Intégral Concept, filiale d’Ingerop. La modulation des ventilateurs et des deux groupes de froid, selon l’occupation des locaux médicalisés, illustre une tendance lourde : « Les systèmes d’information et de suivi ouvrent des pistes d’économie majeures », confirme Jacques Roos.

Une ouverture européenne

Point fort du mandat de l’architecte et ingénieur en chef strasbourgeois Jacques Roos, président depuis 2009 des Ingénieurs hospitaliers de France (IHF), l’ouverture européenne enrichira la rencontre d’Auxerre, à travers les interventions d’experts belge et britannique. Cette dimension s’est renforcée le 1 er juin 2011 à Paris : au sein de la fédération internationale de l’ingénierie hospitalière, Jacques Roos a pris la présidence du groupe Europe, une entité créée en 2005 à Strasbourg par une douzaine d’associations nationales.
Pour se mettre au diapason de ses homologues européennes, l’association française s’est ouverte aux hôpitaux privés et à la maîtrise d’œuvre. Ce décloisonnement a gonflé ses effectifs : les IHF revendiquent désormais quelque 350 adhérents, contre 200 en 2009.

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