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Energie Le nouveau plan environnement de Gaz de France

JEAN-MICHEL GRADT |  le 31/01/1997  |  France EnvironnementDéveloppement durableCollectivités localesEnergie

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-Travaux discrets, cogénération et nouveaux carburants sont les principaux volets du plan 1997-1999.

« L'énergie la moins chère étant celle que l'on ne consomme pas, le premier progrès en matière d'environnement passe par les économies d'énergie », a déclaré, le 22 janvier à Paris, Pierre Gadonneix, président de Gaz de France, à l'occasion de la présentation du second plan « environnement ». Au-delà de la déclinaison du budget 1997-1999 - 150 millions de francs pour ce registre, soit un quart du budget de la division recherche -, la recherche pour l'environnement se concentre sur les secteurs où les innovations riment avec gains de productivité et gains de parts de marché.

De l'écobilan à la restauration du patrimoine bâti

Les thèmes retenus par la direction de la recherche, que dirige Michel Bayle depuis six mois, vont de l'écobilan du gaz (l'analyse du cycle de vie du produit sur toute la chaîne gazière) à la restauration du patrimoine bâti, notamment pour les 800 usines à gaz qui, au début du siècle, produisaient du gaz à partir du charbon. Le Stade de France figurait parmi les 80 sites nécessitant une intervention urgente. Cette démarche (17 critères de classement) a été saluée en 1996 par le ministère de l'Environnement.

Outre le thème, de plus en plus actuel, des nouveaux carburants à base de gaz (GPL par exemple) pour lutter contre la pollution automobile, deux autres intéressent le BTP. En effet, en dehors des branchements qui sont effectués par les agents de Gaz de France, tous les autres travaux sont sous-traités à des entreprises privées.

Premier axe : les « travaux rapides et discrets » (voir encadré). En zones urbaines, ils réduisent les emprises sur voirie, favorisent les travaux à distance et débouchent sur l'organisation d'un partenariat entre maîtres d'ouvrages dévoreurs de chaussées (France Télécom, SNCF) et collectivités locales, comme le montre la première charte signée le 9 février 1996.

Second axe fort : la cogénération (production conjointe de chaleur et d'électricité), dont la production, en France, devrait passer de 9 TW/h aujourd'hui à 480 TW/h (l'équivalent d'une tranche nucléaire). En augmentant de 40 % à 70 % le rendement énergétique des installations de chauffage, la cogénération est un enjeu majeur pour tous. « La cogénération va porter 1/6e de notre développement. Dans les trois prochaine années, cette activité triplera », annonce Pierre Gadonneix.

Ce développement passe aussi par l'export. Ainsi, à Prague, Gaz de France et la Générale des eaux vont, dans un premier temps, améliorer les chaufferies à charbon avant de les convertir au gaz. De plus, il existe des secteurs connexes fort prometteurs liés à la dépollution : le « reburning » intéresse déjà les cimentiers et le secteur de la pharmacie. Demain, ce sera le tour des collectivités locales contraintes de valoriser leurs décharges. Gaz de France leur propose, après avoir effectué des « bilans », soit la cogénération, soit la valorisation, là où c'est possible, par injection des biogaz dans les réseaux.

Recherche : l'impact sur les travaux

Canalisations : le programme de reconversion des conduites en fonte par des conduites en polyéthylène se poursuit. Aujourd'hui 9 000 km ont été traités, le réseau sera converti en totalité d'ici à 2004/2005.

Travaux rapides et discrets : il s'agit d'opérer sur des tranchées de dimensions réduites ; ce qui suppose la miniaturisation de l'outillage et des techniques d'aspiration par flux d'air. Le véhicule-prototype mis au point par la direction de la recherche va passer à la phase d'industrialisation. L'allemand VMB Veba sort ce « véhicule de terrassements réduits » cette année.

Radar : la phase qui suit la miniaturisation est celle de l'intervention à distance dans des conduites de 60/40 cm de diamètre. Le radar géologique GSSI, lui aussi opérationnel cette année, permettra d'élargir la palette des techniques de fonçage.

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