« En cas de baisse de qualité, nous ne réceptionnerons pas les ouvrages », Marie-Luce Bousseton, directrice générale de l’Agence pour l’immobilier de la justice (Apij)
Marie-Luce Bousseton, directrice générale de l’Agence pour l’immobilier de la justice (Apij). - © Alessandro Silvestri / Le Moniteur
Interview

« En cas de baisse de qualité, nous ne réceptionnerons pas les ouvrages », Marie-Luce Bousseton, directrice générale de l’Agence pour l’immobilier de la justice (Apij)

Propos recueillis par Barbara Kiraly et Nathalie Moutarde |  le 05/05/2021  |  ProjetsRéalisationsFrance Conception-réalisationRT2012

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Chargée de bâtir 15 000 places de prison d’ici à 2027, l’Apij porte une attention particulière aux performances et à la qualité architecturale et ouvre sa commande aux ETI.

Serez-vous au rendez-vous du plan pénitentiaire qui prévoit la construction de 15 000 places de prison supplémentaires d’ici à 2027 ?

Nous sommes en phase opérationnelle (préparation d’appel d’offres, conception ou travaux) pour 29 opérations qui représentent 8 900 places et 2,3 milliards d’euros d’investissement. En prévision, viennent 10 projets complémentaires qui créeront 5 900 places pour 1,8 milliard d’euros à l’horizon 2027. Nous serons donc au rendez-vous. Ce programme est complété par le développement des établissements de formation : extension de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire à Agen (Lot-et-Garonne) et création d’un pôle de formation continue en Ile-de-France.

Quelles entreprises réalisent ces opérations ?

Le programme pénitentiaire est réalisé, à titre principal, en conception-réalisation. Nous avons en général recours aux grandes entreprises du BTP pour bâtir les grands centres pénitentiaires « traditionnels », qui comptent de 400 à 700 places, voire plus. Ils représentent environ 100 millions d’euros HT en moyenne d’investissement. Sur les projets de plus petite taille que sont les structures d’accompagnement à la sortie (SAS), de 100 à 200 places, nous avons également signé des contrats avec des ETI régionales (Ramery, Rabot Dutilleul, GCC), souvent nouvelles entrantes sur nos marchés. Les équipements de formation sont, eux, soumis au régime courant des marchés publics ; nous avons donc lancé des concours d’architecture pour ces projets, le plus récent datant de février 2021.

« Nous avons travaillé à renforcer la qualité architecturale et paysagère de nos opérations »

Comment travaillez-vous avec les collectivités locales pour leur faire accepter le développement de centres pénitentiaires sur leur territoire ?

La volonté gouvernementale est d’inscrire ces projets dans un dialogue avec les territoires concernés. Nous respectons tout d’abord nos obligations réglementaires en matière de concertation. Il s’agit d’un moment d’écoute et de dialogue important avec toutes les parties prenantes : élus, riverains, acteurs économiques et, en particulier, le monde agricole, personnels pénitentiaires, associations, etc. Nous faisons valoir les retombées économiques importantes de ces projets : la création d’emplois lors de la construction et de la mise en service d’un centre pénitentiaire et les achats résultant de son fonctionnement. Les personnes détenues étant comptabilisées comme des habitants, leur arrivée sur un territoire a un impact positif sur la fiscalité locale, au travers de la dotation globale de fonctionnement : son effet peut être tout à fait significatif dans une commune de taille petite ou moyenne.
Ensuite, nous avons travaillé à renforcer la qualité architecturale et paysagère de nos opérations. Pour les grands établissements, nous avons amélioré le traitement de toute la façade d’entrée et développé un paysagement ambitieux à la périphérie du site. Quand ils sont en milieu très urbain, comme aux Baumettes, à Marseille (Bouches-du-Rhône), nous recherchons des solutions qui évitent les covisibilités avec l’espace public, source de désordre aussi bien dans la détention que dans la rue.
Enfin, nous avons réalisé un gros travail de sourcing pour travailler avec d’autres architectes. Il a porté ses fruits puisque, tant sur les grands établissements que sur les SAS, nous avons vu arriver de nouveaux maîtres d’œuvre dans les groupements : ils ont renouvelé les conceptions et ont souvent contribué à faire remporter l’appel d’offres.

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