Industrie/Négoce

En bonne santé, Bosch France prépare la suite

Mots clés : Risque sanitaire

Bosch France Benelux a présenté le 3 mai des résultats en hausse. Toutefois, la filiale du constructeur allemand anticipe la décroissance de certaines de ses activités historiques. Elle a donc amorcé son entrée dans le secteur des équipements connectés pour les bâtiments et les villes.

Oubliez les salons cossus ! C’est dans son usine de Drancy (Seine-Saint-Denis) que Bosch France Benelux a dévoilé le 3 mai ses résultats annuels. En posant son rétroprojecteur à quelques mètres de lignes de production bardées de ses propres capteurs, la filiale du géant allemand a rappelé sa connaissance des équipements industriels. « Dans ce domaine, nous sommes notre premier client », souligne Heiko Carrie, son président.

Ce dernier peut être satisfait : son entreprise a enregistré en 2017 un chiffre d’affaires de 3,2 milliards d’euros, en augmentation de 5,2 % par rapport à l’année précédente. « Toutes nos divisions ont contribué à cette croissance, précise-t-il. Toutefois, 2018 ne sera pas au même niveau. Nous prévoyons une hausse comprise entre 2 et 3 %. »

Dans le secteur de l’énergie et du bâtiment, la société annonce une progression égale équivalente à son chiffre d’affaires total. Une avancée qu’elle attribue en partie à sa division Thermotechnologie. Celle-ci a multiplié les nouveautés  ces dernières années haut de gamme avec entre autres la chaudière Bosch Condens 9000i et le thermostat elm Touch. Quant à sa branche Building Technologies (anciennement nommé Security Systems), elle reste stable.

 

Les promesses du numérique

 

Cependant, au-delà de cette situation excellente, Bosch arrive à un tournant de son existence. En Europe, le constructeur ne pourra plus beaucoup progresser dans ses activités historiques, à moins d’une nouveauté technique majeure. « 2018 est une année charnière : tout va bien, mais nous devons nous adapter aux difficultés qui peuvent affecter certains de nos marchés, notamment celui des véhicules diesel », observe Heiko Carrie.

Cette évolution passe par la refonte de ses usines afin d’améliorer leur rendement ou de modifier leurs affectations. La firme a ainsi investi 55 millions d’euros en 2017 dans ses différents sites hexagonaux. En outre, à l’image des autres filiales du groupe, Bosch France Benelux s’est engagé dans la course aux produits connectés : elle a lancé en 2017 ses divisions Smart Home et Smart City. La maison mère a poussé le raisonnement un peu plus loin avec la création en février dernier d’une unité baptisée Connected Mobility Solution, dédiée aux services informatiques pour le secteur des transports.

 

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