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En attendant la façade à micro-algues grandeur nature, un prototype s'expose à Paris
Le prototype installé au Pavillon de l'Arsenal - © © Antoine Espinasseau

En attendant la façade à micro-algues grandeur nature, un prototype s'expose à Paris

Dora Courbon |  le 29/01/2014  |  ParisInternationalLoire-AtlantiqueTechnique

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Jusqu’au 9 février, l’agence X-TU et AlgoSource technologies présentent au Pavillon de l’Arsenal (Paris, IVe) un prototype de façade à micro algues, L’Algo-Nomad.

L’Algo-Nomad ? C’est un prototype en forme de pavillon équipé de quatre photobioréacteurs : des panneaux remplis d’un mélange d’eau et de micro-algues. Un flux continu de bulles de CO2 remonte au travers du liquide vert-chlorophylle en créant des courants imprévisibles. « On ne doit jamais atteindre le régime stationnaire » explique Philippe Dreno le président d’AlgoSource. Celui-ci serait synonyme d’encrassement. D’ailleurs, sur la vitre d’un des panneaux on peut voir de petits dépôts… C’est que tout en exposant le prototype au public, X-TU et les ingénieurs d’AlgoSource poursuivent leurs expériences.

Depuis le 7 décembre, on teste et on mesure ici, au Pavillon de l’Arsenal, les effets du bullage (taille, rythme, position...des bulles) et du pH sur la maintenance des panneaux verticaux. Car au-delà du rendement, l’un des enjeux principaux des biofaçades reste celui de l’entretien. « Avant tout lancement commercial, nous voulons montrer sur nos prototypes et notre projet pilote que les panneaux peuvent fonctionner une année entière sans nettoyage » explique Anouck Legendre de l’agence X-TU. Mais dans tous les cas, une opération de maintenance annuelle sera nécessaire. « L’hiver par exemple, propose Philippe Dreno, en désactivant les panneaux un par un. »

Du prototype au pilote fonctionnel

Grâce à la plateforme d’essai "SymBio2 Box" (lire notre article) mise en place sur le toit de l’Université de Saint-Nazaire, X-TU et ses partenaires ont optimisé le rendement de la culture des micro-organismes. « On arrive aujourd’hui à produire 4kg/m2/an, détaille Anouk Legendre. Et il y aura encore des optimisations. » La prochaine étape ? Le passage à l’échelle 1, à Nantes, en équipant l’incinérateur Alcea du groupe Séché Environnement avec une biofaçade. Le projet baptisé "SymBio2" (lire notre article) - financé à hauteur d’1,7 millions d’euros par l’Etat - sera livré en 2015 et tirera profit d’un îlot de cogénération.

Il devra démontrer que les panneaux en double vitrage remplis d’algues peuvent participer à la performance du bâtiment. X-TU promet une réduction de 50% des consommations énergétiques pour l’édifice. « Nous avons conçu différents systèmes d’échanges énergétiques que je ne vais pas raconter entièrement annonce prudemment Anouck Legendre. Retenons que la double façade algale rafraîchira le bâtiment l’été et le réchauffera l’hiver, grâce à un effet de serre. » Le secret, bien gardé, est protégé par brevet. Et ce, même en Chine !

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