Immobilier

En 2017, l’Anru veut faire revenir les opérateurs privés dans les quartiers

Mots clés : Politique de la ville - Urbanisme - aménagement urbain

6 projets de co-investissement immobiliers vont voir le jour au premier semestre 2017 dans les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville. L’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) l’a annoncé à l’occasion de ses voeux, mardi 31 janvier.

« 25 millions d’euros, environ, vont être utilisés au premier semestre 2017 dans le cadre de 6 projets de co-investissement immobiliers dans les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville »,  a déclaré Corinne Bertone, directrice du Fonds de co-investissement immobilier de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), en marge des vœux de son institution, le mardi 31 janvier.

Les 6 projets prévus sur le seul premier semestre 2017 sont d’une grande variété. « Grâce au dispositif, vont bientôt naître une résidence senior et un centre commercial dans les Hauts-de-France, un immeuble de bureaux dans l’Est de la France, une opération de bureaux en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), ainsi qu’une résidence de tourisme d’affaire à Marseille. Par ailleurs, un centre commercial sera rénové en Seine-Saint-Denis », a énuméré Corinne Bertone. A terme, l’Anru souhaite aussi voir la création d’hôtels, de résidences étudiantes, ou encore de projets mixtes à vocation économique et de logement.

 

250 millions € de budget pour les co-investissements

 

Car ces 6 projets ne sont que les premiers d’une liste d’une soixantaine d’opérations identifiées par l’Anru et la CDC dans le cadre de leur partenariat, signé en novembre 2015, qui prévoit la réalisation d’opérations de co-investissement dans les 1500 quartiers prioritaires de la Politique de la ville.

Le budget total est de 250 millions d’euros, apportés à part égal par l’Anru, au titre du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA), et la CDC. « Nous sommes partis d’un constat. Le premier Programme National pour la Rénovation Urbaine (PNRU) était un peu trop axé sur le logement et les équipements, pas assez sur le développement économique. Ce dispositif de co-financement est fait pour combler ce manque », résume François Puponni, président de l’Anru.

La CDC et l’Anru pourront se porter co-investisseurs jusqu’à 49% du montant du projet. « Quelques années plus tard, si les risques sont levés pour les opérateurs privés, nous pourront être amenés à revendre notre part, comme on gère des actifs », précise Nicolas Grivel.

 

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  • - Le
    Tout simplement scandaleux d’offrir aux promoteurs privés des subventions publiques qui normalement doivent permettre aux bailleurs sociaux de rénover les quartiers prioritaires !
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