Projets

En 2016, Saclay s’offrira une halle de sports de combats

Mots clés : Architecture - Béton - Enseignement supérieur - Établissements sportifs couverts - Musées - galerie - Sport

Dans le secteur de l’Ecole polytechnique, à Palaiseau, l’agence d’architecture Stoffel-Lefebvre réalisera un équipement sportif à l’usage de plusieurs établissements d’enseignement supérieur et d’entreprises. Le bâtiment sera très reconnaissable à sa galerie extérieure, ceinte de voiles de béton vrillés.

Boxe, judo, musculation… Rudy Ricciotti l’a dit, « l’architecture est un sport de combat » (*). A Saclay, à la fin 2016, les sports de combats seront aussi de l’architecture. L’agence Stoffel-Lefebvre a ainsi remporté le concours organisé pour la réalisation d’une nouvelle halle multisports qui sera notamment dédiée aux jeux de mains, de pieds et de poings. L’équipement de 1 715 m² SP (surface de plancher) doit être livré dans le secteur de l’Ecole polytechnique (Voir ici la carte du campus), sur le territoire communal de Palaiseau (Essonne).

D’ailleurs l’X, une des institutions pionnières sur le plateau de Saclay où elle est installée depuis 1976, est chargée de la conduite de l’opération. Mais le projet est une des nombreuses pièces du développement en cours du grand campus scientifique et son usage sera mutualisé entre divers établissements d’enseignement supérieurs et des entreprises du secteur.

Le bâtiment conçu par Séverine Stoffel et Stéphane Lefebvre (Retrouver des réalisations de l’agence sur notre base Architopik.com) sera reconnaissable aux volutes de béton qui le ceindront. Le parallélépipède sera doté d’une galerie périphérique ouverte, portée par des voiles de béton vrillés. Probablement réalisées à partir d’éléments préfabriqués, ces torsades devraient être en Befup (béton fibré à ultra-hautes performances) blanc et poli. Outre l’élégance recherchée, le dispositif permettra de protéger du soleil, et donc de la surchauffe, les salles de sports.

 

« Frontière poreuse »

 

« Le site de ce bâtiment, pour lequel il y aura une demande de certification environnementale, est très exposé au sud, note l’architecte Séverine Stoffel. Le projet fait entre outre la synthèse entre le besoin d’intimité des sportifs, qui seront abrités des regards, et les orientations d’aménagement urbain. La halle a ainsi été envisagée comme un pôle d’animation sur un axe est-ouest de circulation douce qui va gagner en importance ». Le programme relevait en quelque sorte de l’oxymore. « Il nous était demandé de penser le bâtiment comme une frontière poreuse », remarque en effet Séverine Stoffel.

Pour répondre à une autre exigence du plan urbain, cette fois en matière d’économie d’espace, le volume bâti sera compact. Quatre salles de pratique (un dojo de 300 m² de surface utile (SU), un espace musculation et cardio-training de 250 m² SU, un espace polyvalent arts martiaux/fitness de 200 m² SU et une salle de boxe pieds-poings de 160 m² SU) seront organisées sur deux niveaux autour d’un noyau regroupant vestiaires et lieux de stockage. Chantourné au dehors, l’équipement sportif sera des plus simples en dedans.

(*) D’après le titre de son livre paru en 2013 aux éditions Textuel.

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