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En 2016, dans l’ancien, le PTZ s’est concentré en zone rurale
Maison en travaux - © © maitemara

En 2016, dans l’ancien, le PTZ s’est concentré en zone rurale

Samuel Chalom |  le 26/01/2017  |  Logement

22 500 prêts à taux zéro ont été accordés dans l’ancien en 2016, et 60 % d’entre eux se concentrent en zone rurale constate la FNAIM.

60 % des prêts à taux zéro (PTZ) dans l’ancien se sont concentrés en zone C en 2016, selon le bilan de la FNAIM, présenté jeudi 26 janvier. 23 % des PTZ ont été utilisés en zone B2, 13% en zone B1 et seulement 4% en zone A.  Le nombre de PTZ accordés dans l’ancien a par ailleurs beaucoup augmenté. De 3 200 en 2015, ils sont passés à 22 500 en 2016.

« Un certain nombre de locataires deviennent primo-accédant grâce au prêt à taux zéro. A son lancement, du fait des 25% de travaux à réaliser dans l’ancien, nous, professionnels de l’immobilier, étions assez sceptiques. Force est de constater que nous avions tort, même s’il y a des nuances suivant les zones d’implantation », reconnaît Jean-François Buet, président de la FNAIM.  A l’inverse, Philippe Amestoy, directeur général délégué du Crédit du Nord, prédisait  « beaucoup de succès » au PTZ grâce à l’élargissement des conditions d’éligibilité. Mais il est déçu : « quand on regarde le nombre de crédits proposés, cela reste extrêmement modeste. Beaucoup de ménages éligibles restent sur un crédit classique par méconnaissance du PTZ ».

Montant de travaux trop importants en zone tendue

La différence de répartition des PTZ entre zones rurales et zones tendues s’explique assez facilement. Sachant que quel que soit le montant investi, les travaux doivent obligatoirement représenter un minimum de 25 % du coût total de l’opération, le PTZ dans l’ancien rencontre plus de succès en zone détendue, où les prix à l’achat sont moins élevés, qu’en zone tendue. La FNAIM cite deux exemple : l’un à Vesoul, en zone C, l’autre à Marseille, en zone A. Pour un PTZ couplé à un prêt à taux similaire (1,5%) et sur la même durée (25 ans), mais avec des montants différents d’achat (120 000 euros à Vesoul et 360 000 euros à Marseille), une famille avec 2 enfants à charge, gagnant 2 Smics, doit réaliser 30 000 euros de travaux à Vesoul contre 90 000 euros à Marseille.

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