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L'architecte Jean-Christophe Quinton, en pleine explication... - © Jacques-Franck Degioanni / Le Moniteur
Exposition

"Haute Agora" ou l'éloge du pentagone au service de la grande hauteur

JACQUES-FRANCK DEGIOANNI |  le 26/02/2019  |  IngénieristePavillon de l'ArsenalCulture

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Tout à son désir de "montrer de la recherche", le Pavillon de l'Arsenal présente, jusqu’au 31 mars, les travaux en morphogenèse conduits par l’architecte Jean-Christophe Quinton et l’ingénieriste Bollinger+Grohmann, sur une tour-chimère haute de 700 mètres…

Comment naît la forme? D’où procède t-elle? Qu'est-ce qui la justifie? L’exposition du Pavillon de l'Arsenal «Haute Agora» explore, au travers des ressources offertes par la géométrie, la topologie et la résistance des matériaux ; tout le potentiel des grandes structures - ici, une tour de 700 mètres de hauteur, soit 170 étages - destinées à accueillir les activités humaines. Partant de réflexions morphologiques sur les notions de surface minimales vs. le volume maximal, le projet emmené par Jean-Christophe Quinton et les ingénieurs de Bollinger+Grohmann, propose de nouveaux systèmes constructifs plus vertueux, plus économes en matériaux, au service d’une plus grande diversité d’usages des espaces dans les constructions de très grande hauteur.

Combinatoire

Superposant des trames hexagonales semi-régulières, ce travail de recherche formelle donne naissance à une cellule de base (un pentagone régulier), transformée en un prisme d’une hauteur d’étage qui, par assemblage, déformation, évidement, empilement, optimisation et juxtaposition engendre un «édifice» fait d’une combinatoire de voiles préfabriqués en béton, allant de 33 cm d’épaisseur au niveau bas, à 15 cm au sommet. Une structure qui repousse les limites constructives classiques (voile d'au moins 1,50 m d’épaisseur de béton à la base pour un édifice «conventionnel» d'une hauteur semblable).

Less is more

En utilisant le moins de matière possible, la tour dégage davantage de potentiels - on n’est pas loin ici du Less is more de Mies… Et pour démontrer toutes les ressources de la «structure capable» ainsi proposée, l’équipe a invité 96 architectes (Reza Azard, Barrault & Pressacco, Aldric Beckmann, Boris Bouchet, Pietro Cremonini et bien d’autres) à s’emparer des volumes ainsi générés pour imaginer d’autres modes de vie, de «nouvelles civilités» voire de nouvelles relations entre les différentes fonctions abritées. Au travers d'élégants carnets de croquis de Jean-Christophe Quinton, de maquettes évocatrices des célèbres architectones de Kasimir Malevitch (1879-1935), de simulations informatiques et autre immersion en réalité virtuelle, l’exposition propose au visiteur une réflexion sur la naissance de la forme en architecture, au service de la structure - jamais gratuite, toujours efficiente - en une période où la nécessité fait loi et où doivent se conjuguer rareté grandissante du foncier disponible et ressources en matériaux toujours plus limitées...

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