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Electricité hydraulique EDF va investir 500 millions pour ses barrages

MAXIME BITTER |  le 01/03/2007  |  EnergieHauts-de-SeineYonne

Le groupe EDF vient d’annoncer un programme d’investissement de 500 millions d’euros dédié à la maintenance des barrages. « Sur la période 2007-2011, ils concerneront en priorité les conduites forcées et les vannes de barrage », précise EDF, en réponse à la publication par le magazine « Capital » d’un document confidentiel dressant un portrait inquiétant de l’état des barrages hydrauliques français*. Si la ventilation de l’enveloppe de 500 millions annoncée par EDF n’est pas rendue publique, l’électricien précise qu’un « contrôle systématique des ouvrages est assuré quotidiennement et des opérations d’entretien sont menées régulièrement. Par ailleurs, les barrages sont soumis, en lien avec les services du ministère de l’Industrie, à des visites décennales approfondies pour contrôler leur solidité et leur sûreté. »

Rénover les conduites forcées et les vannes de barrage. L’orientation des fonds vers la rénovation des conduites forcées et des vannes de barrage est cohérente avec la plupart des défauts recensés dans le rapport. Reste néanmoins une quinzaine d’installations pour lesquelles des défauts sur le corps de l’ouvrage sont mis en évidence. C’est par exemple le cas du barrage sur l’Isère de Beaumont-Monteux, qui présente un génie civil « dégradé », pour les ouvrages suivants : « piles, déversoir, passerelle des treuils de ­vannes ». Le rapport indique ensuite un risque « d’instabilité du barrage par affouillement de la fondation et mouvement des piles ».

Les techniques de renforcement du génie civil sont pourtant connues et maîtrisées. La société ­Technirep, dirigée par Christophe Paulard, filiale du groupe GCBTP installé à Nanterre (Hauts-de-Seine), a renforcé le barrage de Pannecière, sur l’Yonne, par injection de résine époxydique. « Tout est dans la prévention, estime le dirigeant, car les fissurations d’un béton mis en œuvre il y a cinquante ans sont inévitables. »

Deux types de fissures peuvent apparaître. Deux types de fissures peuvent apparaître. Celles liées à l’eau, qui ne menacent pas la structure et entraînent une dégradation lente par oxydation des aciers. Et les fissures structurelles qui, si elles ne sont pas traitées, peuvent conduire à la rupture de l’ouvrage.

Sur le barrage de Pannecière, la maîtrise d’ouvrage avait ainsi décidé de ne traiter que les fissures structurelles, permettant de sécuriser l’ouvrage pour moins de 350 000 euros TTC. « Une autre pathologie classique des barrages est la porosité des bétons, explique Christophe Paulard. Dans ce cas, il faut protéger le masque (partie du barrage en contact avec l’eau) en projetant du béton ou de la résine ­d’étanchéité. »

PHOTO - Actu88 Barrage.eps
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