Logement

Elan : les HLM poursuivent leur lobbying contre le concours systématique d’architecture

Mots clés : Architecture - Bâtiment d’habitation individuel - Concours d'architecture - Logement social

Dans une tribune envoyée aux élus et à ses partenaires, l’Union sociale pour l’habitat (USH) défend la fin du recours systématique au concours d’architecture. Une disposition introduite dans le projet de loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan). L’USH en profite pour attaquer frontalement les arguments mis en avant par les architectes, opposés à la mesure.

C’est la réponse du berger à la bergère. L’Union sociale pour l’habitat (USH) a publié ce jeudi 19 avril une nouvelle tribune, appelée « Echo HLM » et envoyée aux élus et à ses partenaires. Ce numéro est consacré au volet simplification du projet de loi Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), et notamment à une disposition prévue par le texte sur la fin du recours systématique au concours d’architecture dans la construction de logements sociaux.

Alors que les architectes s’inquiètent des dérives d’une telle disposition, notamment sur la qualité architecturale des immeubles, l’USH estime que « cette liberté ne constitue ni un retour aux années 60, ni un déni de la qualité architecturale de la part du monde Hlm. Il s’agit de bon sens et d’un retour aux conditions d’exercice de la maîtrise d’ouvrage des organismes Hlm telles qu’elles étaient pratiquées il y a… six mois ! »

 

Transparence

 

Comme les rédacteurs de cette lettre le rappellent, « la loi relative à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine de 2016 est appliquée depuis la publication de ses décrets, il y a 6 mois. Elle revient sans concertation et sans évaluation préalable sur une disposition de la loi Warsmann (loi de simplification et d’amélioration de la qualité du droit) qui ne prévoyait pas de concours d’architecture obligatoire pour les organismes HLM, afin de leur permettre de mieux répondre à la diversité des situations rencontrées. »

Et l’USH enfonce le clou et tente de rassurer son lecteur : « contrairement à ce qui est affirmé, les organismes HLM ont et auront toujours, comme tout opérateur qui construit plus de 150 m² de surface de plancher, l’obligation de recourir à un architecte. De même les organismes HLM continueront d’être soumis aux règles de transparence de la commande publique. »

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
  • - Le

    Méconnaissance de la loi sur l'architecture de 1977

    Il est apparemment nécessaire de rappeler que le recours à l’architecte est obligatoire dès le premier mètre carré. Les organismes HLM ne sont pas concernés par les cas de dérogation à la règle commune (seuil des 150m2).
    Signaler un abus
  • Commenter cet article
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X